Archives pour la catégorie Soleil et planètes

Trafic sur l'écliptique : 3 planètes se bousculent à l'ouest

Trafic sur l’écliptique : 3 planètes se bousculent à l’ouest

Mars, Neptune et Vénus sont actuellement regroupées dans une petite portion de l’écliptique, cette bande céleste dans laquelle circulent les planètes.

Le ciel du soir rassemble actuellement plusieurs planètes : Vénus, la plus brillante et Mars la rouge sont les plus visibles. Des jumelles ou une petite lunette astronomique vous dévoileront également Neptune. Mars et Neptune se sont croisées le premier jour de l’année 2017, un rapprochement apparent que Neptune renouvellera avec Vénus le 12 janvier.

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Pour trouver les autres planètes il faut suivre l’écliptique dans le sens OUEST-EST en partant de Mars : Uranus est un peu plus haut dans la constellation des Poissons, Jupiter se trouve dans la Vierge, Saturne dans Ophiuchus et Mercure dans le Sagittaire. Continuer la lecture

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En vidéo : le fascinant survol du cratère Occator sur Cérès

La NASA vient de publier une vidéo du survol d’Occator par la sonde spatiale Dawn. Il s’agit d’un mystérieux cratère situé sur la planète naine Cérès.

Avec 940 km de diamètre, Cérès est la plus petite planète naine connue. Située au cœur de la ceinture d’astéroïdes, elle a été découverte le 1er janvier 1801 par Giuseppe Piazzi.

Après avoir orbité autour de Vesta entre juillet 2011 et septembre 2012, la sonde Dawn (lancée le 27 septembre 2007) est arrivée à proximité de Cérès au mois de mars 2015. Depuis la mi-décembre 2015 Dawn est en orbite à sa plus courte distance (380 km), ce qui permet d’obtenir des images très détaillées de la surface de cette planète naine avec une résolution de 35 m par pixel.

Parmi les nombreuses interrogations soulevées lors du survol de Cérès par la sonde Dawn, la présence de 130 points lumineux (qui tranchent au milieu d’un paysage aussi sombre que de l’asphalte) a beaucoup intrigué les planétologues. Continuer la lecture

La planète Vénus au-dessus de la cathédrale de Reims

La planète Vénus au-dessus de la cathédrale de Reims

L’éclatante planète Vénus fait actuellement le spectacle dans le ciel du soir. La voici au-dessus des toits de la cathédrale Notre-Dame de Reims.

Peut-être avez-vous déjà remarqué qu’un astre très brillant étincelle au-dessus de l’horizon OUEST bien avant la nuit noire. Ce n’est pas un OVNI mais Vénus, la seconde planète du Système solaire (juste après Mercure), l’astre nocturne le plus brillant après la Lune en raison de sa relative proximité et surtout de la couche nuageuse qui l’entoure en permanence et qui renvoie la lumière solaire.

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Vénus va briller ainsi de mille feux au crépuscule jusqu’au début du mois de mars 2017 et j’ai pu la photographier au-dessus de la cathédrale Notre-Dame de Reims. Image réalisée avec un boîtier Nikon D3200, un objectif 18-105 mm (à sa plus longue focale) ouvert à 5,6 et une pose de 2 sec à 800 iso. Continuer la lecture

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Mars et Neptune se rencontrent dans le Verseau

Les astronomes étaient mobilisés le Jour de l’An à l’occasion du rapprochement apparent entre les planètes Mars et Neptune dans la constellation du Verseau.

L’année 2017 a démarré rapidement pour les amoureux des spectacles célestes. La première soirée du mois de janvier était en effet l’occasion de repérer la très discrète Neptune (la dernière planète du Système solaire est de magnitude 8, donc invisible à l’œil nu) à seulement quelques minutes d’arc de la Planète rouge. Le rendez-vous avait lieu dans le Verseau, une constellation dans laquelle Neptune est installée depuis janvier 2011 et qu’elle quittera en mai 2022.

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C’est l’astrophotographe Kevin R. Witman qui a photographié cette étonnante conjonction depuis Cochranville (une localité américaine située dans le comté de Chester, en Pennsylvanie) à l’aide d’une lunette astronomique de 80 mm de diamètre. Continuer la lecture

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Admirez la planète Vénus dans le ciel du soir

Pendant les semaines qui viennent vous aurez tout le temps d’admirer l’éclatante Vénus qui trône majestueusement au crépuscule.  

Peut-être avez-vous déjà remarqué qu’un astre très brillant étincelle au-dessus de l’horizon OUEST bien avant la nuit noire. Ce n’est pas un OVNI mais Vénus, la seconde planète du Système solaire (juste après Mercure), l’astre nocturne le plus brillant après la Lune en raison de sa relative proximité et surtout de la couche nuageuse qui l’entoure en permanence et qui renvoie la lumière solaire.

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Vénus va briller ainsi de mille feux au crépuscule jusqu’au début du mois de mars 2017. Continuer la lecture

Vénus et la jeune Lune dans la soirée du 2 décembre

Vénus et la jeune Lune dans la soirée du 2 décembre

Ce début du mois de décembre nous a offert un très joli rapprochement entre le jeune croissant de Lune et la brillante Vénus.

Après la Nouvelle Lune du 29 novembre, un jeune croissant a pris place pour quelques soirs au-dessus de l’horizon OUEST, comme toujours accompagné d’une très belle lumière cendrée. Appelée également clair de Terre, la lumière cendrée est la lumière solaire renvoyée dans l’espace par la Terre : elle éclaire faiblement le reste du disque de Séléné, le croissant recevant directement les rayons du Soleil.

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Mais notre satellite naturel n’était pas tout à fait seul puisque la brillante planète Vénus occupe cette portion du ciel depuis quelques semaines. Continuer la lecture

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Le Soleil en vase étrusque dans la mer de Marmara

C’est un phénomène de réfraction à l’horizon qui produit le Soleil en forme de vase étrusque, une curiosité photographiée sur la mer de Marmara.

Le photographe Ender Gökçebay est l’auteur d’une photographie originale sur laquelle le Soleil apparaît sous la forme d’un vase étrusque. L’image a été prise au téléobjectif de 400 millimètres de focale depuis Istanbul, l’ancienne Constantinople, la plus grande ville de Turquie, alors que notre étoile était juste au-dessus de la mer de Marmara, une étendue d’eau qui relie la mer Noire à la Méditerranée.

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Un vase étrusque (qui fait partie des phénomènes lumineux atmosphériques) est un mirage inférieur qui se forme lorsque les rayons lumineux du Soleil (ou de la Lune) à l’horizon traversent une couche atmosphérique d’air froid. Continuer la lecture

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SDO observe depuis son orbite une éclipse partielle de Soleil

Le 30 octobre 2016, l’observatoire spatial solaire SDO a photographié une éclipse partielle de Soleil inobservable sur Terre.

L’observatoire solaire SDO (Solar Dynamics Observatory) a été lancé il y a plus de 6 ans (le 11 février 2010 exactement) par la NASA depuis Cap Canaveral en Floride par une fusée Atlas V. Placé ensuite sur une orbite géosynchrone (à 36.000 km d’altitude environ), ce satellite de plus de 3 tonnes (il mesure 2 m par 4,5 m) observe en continu le Soleil dans différentes longueurs d’onde. Il peut ainsi étudier l’activité de notre étoile, comme l’apparition d’un filament géant ou le développement de taches gigantesques.

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Le 30 octobre cet observatoire solaire a capturé les images d’un transit lunaire devant le Soleil pendant une heure, un phénomène qui ne pouvait s’observer que depuis son orbite. Il ne s’agissait pas d’une éclipse totale puisque au maximum du phénomène notre satellite naturel ne masquait que 59% du Soleil. Les images de SDO ont été prises dans l’ultraviolet (une longueur d’onde invisible pour l’œil humain) puis colorisées en rouge. Continuer la lecture

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Coucher de Soleil derrière l’Observatoire du Pic du Midi

En choisissant bien son emplacement, un photographe a immortalisé le Soleil couchant  en train de passer derrière l’Observatoire du Pic du Midi.

C’est depuis le village d’Esperce, à une quarantaine de kilomètres au sud de Toulouse, que le photographe Michel Boutet (membre du club d’astronomie Les Pléiades) a saisi le 1er novembre le coucher de Soleil derrière l’Observatoire du Pic du Midi (OMP) situé à un peu plus de 100 km à vol d’oiseau.

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Construit à 2.877 mètres d’altitude, au sommet du pic du Midi de Bigorre, l’observatoire est né à la fin du XIXe siècle de la volonté de deux hommes, Charles du Bois de Nansouty et Célestin-Xavier Vaussenat qui décident dans les années 1870 de créer une station météorologique dont les premiers bâtiments sont achevé en 1882.

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En 1901 le directeur de l’Observatoire de Toulouse, Benjamin Baillaud, séduit par la qualité du ciel du Pic du Midi, lance l’idée d’un observatoire astronomique et le fait équiper progressivement en lunettes et télescopes.

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L’ombre du satellite Pan sur les anneaux de Saturne

Pan, l’un des nombreux satellites de Saturne, circule dans la division d’Encke, un couloir à l’intérieur de l’anneau A sur lequel il projette son ombre.

Depuis 2004 la sonde Cassini, l’une des plus grosses sondes interplanétaires jamais construites, nous fait découvrir Saturne, ses lunes et ses anneaux. Aujourd’hui voici Pan, un satellite d’un peu moins de 30 km de diamètre découvert en juillet 1990 par l’astronome américain Mark Robert Showalter sur des images acquises par la sonde Voyager 2 lors de son survol de Saturne 9 ans plus tôt.

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Pan (qui orbite à un peu plus de 133.000 km du centre de Saturne)  est observable à l’intérieur de la division d’Encke (nommée en hommage à l’astronome allemand Johann Franz Encke), un espace vide de 325 km de large à l’intérieur de l’anneau A, le plus externe des deux anneaux les plus brillants de la planète. Continuer la lecture

Rendez-vous entre Jupiter et le vieux croissant de Lune

Rendez-vous entre Jupiter et le vieux croissant de Lune

Nouveau spectacle céleste pour ceux qui se sont levés tôt ce matin avec le rapprochement apparent entre Jupiter et un vieux croissant de Lune. 

Hier je vous avais présenté un chapelet de lumière cendrée à l’aube, trois jours avant la Nouvelle Lune (ce mois d’octobre compte d’ailleurs deux nouvelles lunes, ce qui ne s’était pas vu depuis le mois de mars 2014). 24 heures plus tard le vieux croissant de Lune s’est encore aminci tout en se décalant à l’EST, ce qui le place à proximité de la plus grosse planète du Système solaire.

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Bien entendu il s’agit comme à chaque fois d’un rapprochement apparent. Notre satellite naturel se trouve à un peu plus de 400.000 kilomètres alors que Jupiter est à 950 millions de kilomètres. Continuer la lecture

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Sept planètes au palmarès d’un astronome amateur

L’astronome amateur américain Charles Chiofar a tiré le portrait de toutes les planètes du Système solaire avec une lunette astronomique. 

Les astrophotographes qui immortalisent les surfaces planétaires savent combien il est difficile de composer avec la turbulence atmosphérique.  L’atmosphère est en effet constituée d’une multitude de bulles de température et d’humidité différentes qui font subir aux rayons lumineux qui les traversent des réfractions variables et imprévisibles. Après leur traversée de l’atmosphère, les rayons lumineux venus de l’espace finissent dans nos télescopes avec des angles d’incidence aléatoires, donnant des images de médiocre qualité.

Les astronomes professionnels ont résolu le problème de la turbulence atmosphérique en plaçant leurs instruments d’observation au-dessus de l’atmosphère (cas du télescope spatial Hubble par exemple) ou en équipant les télescopes terrestres d’optiques adaptatives qui compensent les effets néfastes de cette turbulence.

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Pour un astronome amateur il faut s’armer de patience s’il veut espérer obtenir des images planétaires de qualité. Continuer la lecture

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Un très jeune cratère photographié sur Mars

La caméra de la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a photographié un cratère qui s’est formé il y a très peu de temps sur la Planète rouge.

Découvrir un nouveau cratère d’impact sur Mars est assez rare et toujours passionnant pour les planétologues. C’est le cas sur l’image ci-dessous qui a été obtenue grâce à la caméra HiRISE installée à bord de l’orbiteur MRO. Ce cratère, dont les éjectas ont été traités en fausses couleurs pour renforcer les contrastes,  est très récent puisqu’il est présent sur cette image réalisée par l’orbiteur en 2011 mais n’est pas visible sur des images de la même région prises deux ans plus tôt. En perçant la couche claire superficielle, la météorite qui est tombée là a fait jaillir du sous-sol de la poussière plus sombre.

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En général les planétologues, gens très patients, observent des changements à la surface des astres sur des durées beaucoup plus longues qui se chiffrent en milliers, voire millions d’années. Ce cratère a eu la bonne idée de se former presque en direct sous l’œil de MRO ! Continuer la lecture

Rendez-vous entre Mercure et la Lune le 29 septembre

Rendez-vous entre Mercure et la Lune le 29 septembre

Vendredi 29 septembre, de retour dans le ciel à l’aube, la planète Mercure était visible aux côtés d’un très fin croissant de vieille Lune.

Vous avez quelques jours pour observer la discrète Mercure. Plus proche planète du Soleil, elle est toujours délicate à observer, perdue dans les lueurs de l’aube ou du crépuscule.

Le 29 septembre à l’aube le fin croissant de vieille Lune accompagné de lumière cendrée se trouvait à environ 2° de Mercure comme le montre la photographie ci-dessous. Il s’agit bien entendu d’un rapprochement apparent : la Lune se trouvait alors à un peu moins de 400.000 km de la Terre alors que Mercure était à une distance proche de 150 millions de km !

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Le 28 septembre elle s’est écartée au maximum de notre étoile (on parle d’élongation maximale) et nous disposons de quelques jours pour l’admirer au-dessus de l’horizon EST avec une magnitude tout juste négative (-0,2). Ensuite elle replongera rapidement en direction du Soleil et il faudra attendre les premiers jours de décembre pour espérer la revoir au crépuscule. Continuer la lecture

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Autour de Saturne : quand Titan éclipse Rhéa

Depuis 2004 la sonde Cassini nous fait découvrir Saturne et ses lunes, nous offrant d’exceptionnelles images comme cette éclipse de Rhéa par Titan. 

C’est une exploration qui dure depuis plus d’une décennie. Arrivée aux abords de Saturne en juin 2004, la sonde américaine Cassini poursuit inlassablement ses observations scientifiques, nous envoyant régulièrement d’incroyables images de la planète, de ses anneaux et de ses satellites. Cassini est l’une des plus grosses sondes interplanétaires jamais construites : elle pèse 2.150 kg sans compter les 350 kg du module Huygens et plus de 3 tonnes d’hydrazine pour la propulsion. La sonde mesure près de 7 mètres de haut et 4 mètres de largeur et emporte 12 instruments scientifiques.

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Cette image, réalisée le 27 octobre 2009, nous montre Titan (5.150 km de diamètre) et Rhéa (1.528 km). Titan se trouvait alors à 1 million de km de la sonde Cassini alors que Rhéa était à 2,3 millions de km, ce qui explique sa petite taille. Continuer la lecture

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Exercice de calligraphie sur le sol de la planète Mars

Des tourbillons de poussière sont  à l’origine de délicates arabesques qu’on croirait tracées à l’encre de Chine à la surface de la planète Mars.

On sait depuis bien longtemps que les vents soufflent sur la Planète rouge. Depuis que les télescopes terrestres sont assez puissants pour observer les grands reliefs martiens, les astronomes ont assisté à plusieurs tempêtes suffisamment importantes pour soulever de grandes quantités de poussière et masquer les paysages durant plusieurs semaines sur Mars. En 1971 une tempête se produisit lors de l’arrivée en orbite martienne de Mariner 9, obligeant la NASA à retarder le travail cartographique assigné à la sonde.

En vidéo : MRO, 10 ans d’images sublimes de la Planète rouge

En plus de ces tempêtes spectaculaires il existe une grande variété de vents qui façonnent lentement le relief de la planète Mars. Continuer la lecture

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Juno enregistre une aurore polaire australe sur Jupiter

La sonde Juno commence à livrer ses premières observations de Jupiter, dont une aurore polaire australe photographiée en infrarouge.

Le samedi 27 août, alors que les Terriens admiraient le rendez-vous apparent Vénus-Jupiter, la sonde Juno réalisait la première de ses 36 orbites elliptiques autour de Jupiter à une vitesse de 208.000 km/h après un voyage de 2,7 milliards de km parcourus en 5 ans.

En vidéo : de nouvelles images de la Grande Tache Rouge

L’instrument JIRAM (Jovian Infrared Auroral Mapper) en a profité pour prendre des images à des longueurs d’onde allant de 3,3 à 3,6 microns, révélant ainsi la lumière émise par des ions d’hydrogène excités au niveau du pôle sud de la planète gazeuse géante.

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C’est la première fois qu’on observe une aurore polaire australe sur Jupiter. Alors que le télescope spatial Hubble enregistre régulièrement des aurores boréales,  le pôle sud de la planète reste très difficilement observable depuis la Terre en raison de son orientation. Continuer la lecture

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Suivez Mercure dans le champ du coronographe de SOHO

Mercure, la première planète du Système solaire,  est visible dans le champ du coronographe LASCO C3 de l’observatoire solaire SOHO.

SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) est un satellite d’une masse de 1,8 tonne qui a été placé au point de Lagrange L1 à environ 1,5 million de km de notre planète, là ou l’attraction de la Terre et celle du Soleil sont en équilibre. Ses observations solaires viennent compléter celles de SDO, Solar Dynamics Observatory.

En vidéo : une gracieuse éruption solaire filmée par SDO

Lancé il y a plus de 20 ans, le 2 décembre 1995 exactement, SOHO fournit quotidiennement un bulletin de santé de notre étoile dans différentes longueurs d’onde à l’aide de ses 12 instruments scientifiques : analyseurs de particules, télescopes, coronographes, spectrographe et imageurs.

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Les coronographes LASCO C2 (champ étroit) et C3 (grand champ) sont destinés à étudier la couronne solaire (LASCO signifie Large Angle and Spectrometric Coronagraph). Un cache central leur permet de masquer le Soleil, trop lumineux, pour voir ce qui se passe autour : des éruptions solaires bien sûr, mais également des étoiles, descomètes kamikazes et parfois des planètes. Continuer la lecture

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Un nouveau filament géant observable sur le Soleil

Astronomes amateurs et observatoires professionnels suivent depuis quelques jours le développement d’un très grand filament solaire.

Les  filaments se composent de matière solaire (hydrogène, calcium et quelques métaux sous forme gazeuse), environ 100 fois plus froide et plus dense que le reste de la couronne solaire, cette dernière n’étant visible qu’au moment d’une éclipse totale.

Ces filaments sont maintenus en suspension par de puissants champs magnétiques, de telle sorte qu’un hypothétique observateur placé à la surface du Soleil verrait ces filaments comme un mur.

En vidéo : de superbes images du Soleil pour fêter les 5 ans du satellite SDO

On ne peut observer les filaments solaires que dans certaines longueurs d’onde, comme la célèbre raie H alpha (centrée sur 656,3 nanomètres), caractéristique de l’hydrogène ionisé. C’est ce que fait en continu l’observatoire spatial SDO (Solar Dynamics Observatory) qui photographie notre étoile dans différentes longueurs d’onde depuis qu’il a été placé en février 2010 sur une orbite géosynchrone (36.000 km au-dessus de la Terre).

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Il existe des lunettes équipées de filtres H alpha qui permettent aux astronomes de suivre ces filaments. Celui qu’a photographié  Mike Taormina le 3 septembre dernier mesure 450.000 kilomètres de long, bien plus que la distance qui nous sépare de la Lune.   Continuer la lecture

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Une éclipse annulaire de Soleil pour l’île de la Réunion

Ce jeudi 1er septembre une éclipse annulaire de Soleil sera observable depuis une petite partie de l’Afrique et quelques îles de l’océan Indien. 

Qu’est-ce qu’une éclipse annulaire ? Lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont parfaitement alignés, il se produit une éclipse de Soleil pour les Terriens placés dans le cône d’ombre de la Lune. Mais le jeudi 1er septembre la Lune sera proche de son apogée et donc un peu trop éloignée de nous pour masquer complètement notre étoile. On pourra donc observer au mieux une éclipse annulaire, notre satellite naturel étant entouré d’un anneau de Soleil.

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Pour observer cette éclipse annulaire les astronomes devront se rendre en Afrique (les pays concernés sont le Gabon, le Congo, la République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Mozambique) ou dans les îles de Madagascar et de la Réunion.

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À la Réunion, qui n’a pas connu d’éclipse totale depuis 1902, on se prépare à admirer le phénomène qui plongera l’île dans la pénombre en début d’après-midi et qui ne se reproduira pas avant 2267.

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L’observation d’une éclipse annulaire nécessite de prendre les mêmes précautions que dans le cas d’une éclipse partielle puisque le Soleil n’est jamais totalement occulté : au maximum de cette éclipse annulaire 94 % du Soleil sera caché par la Lune mais les 6 % restants seront très dangereux pour les yeux. Continuer la lecture