Archives pour la catégorie Météores

Comment se forme un double arc-en-ciel ?

Un bel arc-en-ciel est parfois accompagné d’un second, moins lumineux et plus étalé. Explications avec une image réalisée en Pologne.

De tous les photométéores l’arc-en-ciel est sans aucun doute le plus beau, et ce n’est pas ce cliché réalisé le 13 avril en Pologne par Kamila Mazurkiewicz Osiak qui nous fera mentir. En traversant les gouttes de pluie, les rayons du Soleil (et parfois même ceux de la Lune) sont réfractés (leur trajectoire s’incurve) et décomposés en une succession de couleurs.

La plupart du temps on observe un seul arc-en-ciel, appelé arc primaire, qui se forme sur un cercle dont le centre correspond au point anti-solaire (un point à l’opposé du Soleil par rapport à l’observateur).  Continuer la lecture

Pluie de Lyrides au-dessus du désert d’Atacama

Du 16 au 25 avril l’essaim d’étoiles filantes des Lyrides lance ses flèches lumineuses, un spectacle immortalisé par Yuri Beletsky au Chili.

Dans sa course autour du Soleil, notre planète croise des petites poussières abandonnées par des comètes sur leur orbite. En pénétrant dans notre atmosphère, ces poussières se consument et produisent un phénomène lumineux appelé improprement étoile filante. La date de chaque rencontre avec ces nuages de petits débris interplanétaires est bien connue et l’augmentation du nombre d’étoiles filantes qui en découle peut offrir un joli spectacle : c’est le cas pour des essaims comme les Taurides, les Quadrantides ou encore les célèbres Perséides (les essaims portent le nom de la constellation d’où semblent jaillir les étoiles filantes).

Chaque mois permet de suivre un ou plusieurs essaims météoritiques et en avril ce sont les Lyrides dont le pic d’activité se produit autour du 22. Continuer la lecture

Double parhélie et halo pour un Soleil couchant

Parhélie et halo solaires sont des photométéores  (du grec phôtόs « lumière » et meteôros « dans les airs ») qu’on observe dans un ciel voilé par des cirrus.

C’est entre 7 et 12 km d’altitude que l’on rencontre des nuages fins appelés cirrus. Les gouttes d’eau qui les composent gèlent et se transforment en petits cristaux de glace en général de forme hexagonale. En traversant ces cristaux les rayons solaires subissent plusieurs réflexions et ressortent selon certains angles, produisant ainsi des halos solaires.

Celui que l’on observe sur cette image (volontairement contrastée) forme un cercle de 44° centré sur le Soleil ; on parle d’un halo de 22° (son rayon) ou petit halo. Il est beaucoup plus rarement entouré d’un halo de 46° (lui aussi centré sur le Soleil) appelé également grand halo. Continuer la lecture

Aurores boréales islandaises au-dessus du cratère Kerið

Voici une saisissante image d’aurores boréales dont les draperies vertes se reflètent sur les eaux du cratère volcanique islandais Kerið

Situé au SUD-OUEST de l’Islande, le cratère volcanique Kerið fait partie du Cercle d’or, une zone où sont concentrés les sites touristiques les plus visités du pays : le parc national de Þingvellir (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO), la chute de Gullfoss (l’une des plus belles cascades d’Islande) et le champ géothermique de Geysir avec deux geysers encore actifs, Geysir (qui projette de l’eau bouillante jusqu’à 70 mètres de haut) et Strokkur (projection d’eau à 20 m de haut toutes les 10 min).

Kerið est un cratère volcanique de 55 mètres de profondeur, 170 mètres de large et 270 mètres de long occupé par un petit lac d’une dizaine de mètres de profondeur alimenté principalement par l’eau de pluie et la fonte des neiges. On estime l’âge de cette formation géologique à 3.000 ans,  deux fois moins que Crater Lake aux États-Unis. Continuer la lecture

En images : les somptueuses aurores polaires

Les aurores polaires, ces draperies lumineuses qui fascinent les humains, trahissent l’arrivée de particules énergétiques transportées par le vent solaire.

Les astrophysiciens savent que la surface du Soleil est parcourue par des champs magnétiques. La plupart sont des champs fermés qui sortent de la surface de notre étoile et y rentrent un peu plus loin, formant ainsi une boucle. Mais sans que l’on ne comprenne encore vraiment pourquoi, certaines lignes du champ magnétique ne se referment pas et laissent place à un trou coronal qui libère des gaz chauds.

Ce vent solaire s’échappe alors à des vitesses de 600 ou 700 km/sec, trois fois plus vite qu’en temps normal. Si le trou coronal fait face à la Terre, cette dernière subit alors les assauts d’une tempête géomagnétique. Après s’être frayées un passage entre les lignes du champ magnétique qui protège notre planète, les particules solaires viennent ioniser la haute atmosphère au niveau des pôles terrestres.

Les aurores vertes correspondent à l’ionisation des molécules d’oxygène en dessous de 300 km d’altitude alors que les aurores rouges, plus rares, se forment 100 km plus haut.

Si elles font aujourd’hui le bonheur des photographes, les aurores polaires ont donné lieu à de nombreuses croyances, en particulier les aurores boréales qui ont une grande place dans la culture Inuit. On racontait par exemple aux enfants que les aurores pouvaient les emporter s’ils restaient jouer dehors trop tard, que si l’on sifflait très fort on pouvait les faire danser ou encore que lorsque les aurores étaient très nombreuses, les voyageurs qui se déplaçaient la nuit en traîneau devaient couper une oreille à leurs chiens pour ne pas être décapités par les esprits du ciel !

Spectaculaires colonnes lumineuses nocturnes aux USA

Des colonnes lumineuses provoquées par des cristaux de glace ont illuminé le ciel nocturne de la petite ville de Pinedale dans l’État du Wyoming.

On les appelle colonnes lumineuses ou piliers lumineux, light pillars en anglais. Il s’agit d’un photométéore (du grec phôtόs « lumière » et meteôros « dans les airs »), un de ces nombreux phénomènes lumineux atmosphériques qui viennent parfois illuminer la nuit, tout comme les aurores polaires. Mais à la différence de ces dernières qui naissent de l’interaction entre le vent solaire et la haute atmosphère, c’est la pollution lumineuse qui est à l’origine des colonnes de lumière, ce qui explique pourquoi le phénomène n’est observé que depuis quelques décennies.

Quand le photographe Dave Bell a réalisé cette image le 24 janvier, la petite ville de Pinedale dans l’État du Wyoming au NORD-OUEST des USA venait d’essuyer une sévère tempête de neige.   Continuer la lecture

En vidéo : un drone filme des aurores boréales islandaises

En Islande, un photographe a utilisé un drone pour filmer la danse des aurores boréales au-dessus de la péninsule de Reykjanes.

Les aurores boréales fascinent les humains. Ces draperies qui ondulent dans le ciel trahissent l’arrivée de particules solaires énergétiques. Ces dernières, après s’être frayées un passage entre les lignes du champ magnétique qui protège notre planète, viennent ioniser la haute atmosphère au niveau des pôles terrestres. Les aurores vertes correspondent à l’ionisation des molécules d’oxygène en dessous de 300 km d’altitude alors que les aurores rouges, plus rares, se forment 100 km plus haut.

Si elles font aujourd’hui le bonheur des photographes, les aurores boréales ont une grande place dans la culture Inuit. Continuer la lecture

De curieuses aurores boréales observées au nord des USA

Plusieurs photographes installés à de hautes latitudes ont immortalisé d’étonnantes aurores boréales au début du mois de septembre.

Le 1er septembre, quelques heures après l’éclipse annulaire de Soleil visible depuis l’île de la Réunion, Un flux de vent solaire est venu caresser les hautes couches de l’atmosphère terrestre et perturber le champ magnétique de notre planète, déclenchant une série de tempêtes géomagnétiques et d’aurores boréales visibles depuis les hautes latitudes. Des photographes installés en Alaska, au Canada, en Finlande et même au nord des USA ont saisi d’étonnantes draperies.

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C’est le cas par exemple de A. G. Evans (dont je vous avais présenté il y a quelques mois des citrouilles sous les aurores boréales) depuis la Nouvelle-Angleterre, une région au nord-est des États-Unis qui compte six États (Maine, Massachusetts, New Hampshire, Vermont, Rhode Island et Connecticut). Continuer la lecture

Perséides 2016 : grand spectacle sur l’île de La Palma

Le photographe Daniel Lopez a rassemblé sur une seule image la trace de nombreuses Perséides dans le ciel de l’île de La Palma aux Canaries. 

Si août est le mois idéal pour observer les étoiles filantes, c’est surtout parce que l’essaim des Perséides est particulièrement actif avec un maximum aux alentours du 12 août. Ajoutez à cela une météo en générale assez clémente à une période de l’année où nombreux sont ceux qui prennent des vacances et vous avez tous les ingrédients pour en faire un spectacle céleste renommé.

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C’est l’astrophotographe Daniel Lopez (auteur d’une superbe Pleine Lune derrière le pic du Teide) qui a réalisé cet étonnant cliché qui rappelle la pluie de Géminides dans le ciel du désert d’Atacama immortalisée par Yuri Beletsky dans la nuit du 13 au 14 décembre 2015. Continuer la lecture

Un mystérieux arc auroral dans le ciel nocturne canadien

Un photographe a observé un phénomène rare associé aux aurores boréales. Il s’agit d’un arc auroral improprement appelé arc de protons.

Catalin Tapardel est un habitué des aurores boréales qu’il photographie régulièrement depuis le nord de la province de l’Alberta au Canada, autour de Grande Cache, une petite ville fondée en 1966 à l’emplacement d’un ancien lieu de rendez-vous entre canadiens français, iroquois et métis qui s’y retrouvaient pour le commerce des fourrures. Ce qu’il a photographié fin juillet est pourtant bien différent : il s’agit d’un arc auroral qu’on appelle improprement arc de protons.

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Les chasseurs d’aurores observent parfois ces rubans lumineux (dont les couleurs varient du rouge au vert) en train de se tordre dans le ciel nocturne pendant quelques minutes avant de s’évanouir. Continuer la lecture

Août, le mois idéal pour admirer les étoiles filantes

Avec la douceur de ses nuits, le mois d’août est dédié à l’observation des étoiles filantes, ces petites poussières qui encombrent le Système solaire.

Vous voilà enfin en vacances, prêts à savourer un repos bien mérité. Vous avez prévu de longues heures de détente dans une chaise longue en début de soirée, le regard tourné vers le ciel qui s’assombrit, et vous vous surprenez à compter les étoiles qui apparaissent une à une. Il y en a bientôt beaucoup trop pour que vous puissiez les dénombrer, alors qu’une bande laiteuse, la Voie lactée, fait lentement son apparition selon un axe NORD-SUD. quand soudain une étoile filante traverse à toute vitesse une portion de la sphère céleste avant de disparaître.

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Circulant sur son orbite à près de 30 kilomètres par seconde, la Terre fonce à travers le Système solaire et heurte en permanence de minuscules particules appelées météoroïdes. Ces poussières (à l’origine de la lumière zodiacale), pénètrent à grande vitesse dans notre atmosphère : elles s’échauffent et deviennent lumineuses une fraction de seconde avant de se vaporiser. C’est ce qu’on appelle les étoiles filantes (sporadiques) ou météores.

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Parfois notre planète traverse aussi des nuages de poussières abandonnées par les comètes sur leur orbite : le nombre d’étoiles filantes augmente sensiblement et forme un essaim qui prend le nom de la région du ciel (appelé le radiant) d’où les météores semblent jaillir.   Continuer la lecture

Levez les yeux pour admirer les rayons crépusculaires

Ils nous surprennent parfois après le coucher du Soleil (ou avant son lever). Les rayons crépusculaires nous offrent un étonnant spectacle.

Regardez le Soleil se coucher : si aucun obstacle n’entrave leur déplacement, les rayons solaires sont diffusés dans toutes les directions et nous ne les remarquons pas. Mais ils rencontrent parfois des obstacles (nuages, montagnes) : on observe alors une alternance de bandes sombres (qui correspondent aux rayons lumineux bloqués) et d’autres rendues lumineuses par la réflexion de la lumière solaire sur les particules en suspension dans l’atmosphère (poussières volcaniques ou industrielles, aérosols, gouttes d’eau…).

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Ces bandes lumineuses qui émanent toutes d’un seul point, le Soleil, sont appelées des rayons crépusculaires. Ils sont imprévisibles, ce qui rend leur observation aussi aléatoire que spectaculaire. Pour espérer les voir scrutez régulièrement le ciel quand le Soleil est sous l’horizon et/ou qu’il joue à cache-cache avec les nuages… et gardez toujours à portée de main un appareil photo ! Continuer la lecture

En images : les superbes nuages noctiluques

Chaque été des nuages noctiluques de très haute altitude de couleur bleu électrique apparaissent au-dessus des pôles après le coucher du Soleil.

Les nuages noctiluques (noctilucent clouds ou NLC en anglais) ou nuages polaires mésosphériques se forment à 80 km d’altitude. Dans un environnement glacé (-130° C) la vapeur d’eau se condense autour des poussières d’étoiles filantes ou d’éruptions volcaniques pour former des cristaux de glace. Ce sont ces cristaux qui renvoient la lumière des derniers rayons solaires. On les observe traditionnellement du début du mois de juin jusqu’à la mi-août.

Pourquoi de tels nuages apparaissent-ils (les premiers ont été signalés en 1885) et pourquoi de plus en plus tôt (on en voit désormais en mai, un mois plus tôt que par le passé) ? Les scientifiques ont encore du mal à répondre à ces questions même s’ils ont remarqué que le phénomène s’amplifie avec le réchauffement climatique.

Peut-on voir de tels nuages en été depuis la France ? C’est assez difficile (puisqu’ils se forment au-dessus des régions polaires) mais pas impossible : chaque année quelques photographes parviennent à enregistrer ces draperies bleues au-dessus de notre pays. Si vous êtes l’heureux témoin de ce spectacle, n’hésitez pas à faire des photographies en utilisant un objectif de courte focale. Posez plusieurs secondes avec une sensibilité élevée en ayant pris soin de fixer solidement votre boîtier photo sur un trépied.

Une couronne lunaire entre Saturne et Mars

Le 17 juin en début de nuit quelques nuages opportuns m’ont offert le spectacle d’une couronne lunaire encadrée par Saturne et Mars, les planètes du moment.

Avez-vous déjà admiré des couronnes, ces cercles concentriques colorés qu’on observe parfois autour de la Lune et plus difficilement autour du Soleil (car il est trop lumineux) ? Si les halos se forment en présence de cristaux de glace, ce sont les gouttelettes d’eau des nuages ou du brouillard qui sont à l’origine des couronnes. Les plus belles couronnes (avec des couleurs vives et bien séparées) apparaissent quand toutes les gouttelettes ont le même diamètre mais c’est rarement le cas ; les couronnes sont alors imparfaites et l’on observe simplement des nuages irisés.

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Vendredi 17 juin la Lune gibbeuse (trois jours avant la Pleine Lune des fraises) se trouvait dans la constellation de la Balance, encadrée par Saturne et Mars, les deux planètes qui étaient à l’opposition il y a peu. Continuer la lecture

Comment se forme un halo autour du Soleil ?

Photométéore assez fréquent, le halo solaire (du grec phôtόs « lumière » et meteôros « dans les airs ») demande de la lumière et des cristaux de glace. 

Entre 7 et 12 km d’altitude on rencontre des nuages fins appelés cirrus. Les gouttes d’eau qui les composent gèlent et se transforment en petits cristaux de glace en général de forme hexagonale. En traversant ces cristaux les rayons solaires subissent plusieurs réflexions et ressortent selon certains angles, produisant ainsi des halos solaires.

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Celui que l’on observe sur cette image réalisée pendant les Rencontres Astronomiques de Printemps (voir au bas de l’article) forme un cercle de 44° centré sur le Soleil ; on parle d’un halo de 22° (son rayon) ou petit halo. Il est beaucoup plus rarement accompagné d’un halo de 46° (lui aussi centré sur le Soleil) appelé également grand halo. Continuer la lecture

Des aurores australes sur l’horizon en Nouvelle-Zélande

Moins souvent photographiées que les aurores boréales, les aurores australes viennent parfois illuminer le ciel de l’hémisphère sud.

Les aurores australes et boréales proviennent de l’excitation des atomes d’oxygène et d’azote présents dans l’atmosphère terrestre lorsque le vent solaire chargé en particules énergétiques vient balayer notre planète.

La plupart des photographies d’aurores polaires montrent des aurores boréales : il est en effet plus facile pour les photographes de se rendre à proximité du pôle Nord, que ce soit en Islande comme le français Stéphane Vetter, en Alaska comme le coréen Sangku Kim ou encore en Norvège comme l’espagnol Horacio Llorens.

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Mais les aurores polaires se développent également au-dessus du pôle Sud, même si les observateurs sont moins nombreux à les signaler. Les chercheurs en hivernage à la station scientifique franco-italienne de Concordia sur le Plateau antarctique admirent régulièrement ces magnifiques draperies célestes qui deviennent parfois visibles en Australie et en Nouvelle-Zélande. Continuer la lecture

FRIPON, un réseau de caméras pour surveiller le ciel français

Le réseau FRIPON vient d’être inauguré. À terme ce sont 100 caméras qui traqueront la désintégration des météorites dans le ciel de France.

La très grande majorité des météorites qui sont attirées par notre planète se consument dans l’atmosphère terrestre mais il arrive que des morceaux plus ou moins gros atteignent le sol. On se souvient par exemple de l’explosion d’une météorite de 12.000 tonnes au-dessus de la ville russe de Tcheliabinsk le 15 février 2013 qui se solda par la récupération de nombreux fragments dont un morceau de 650 kg tombé au fond du lac Tchebarkoul.

En vidéo : l’explosion d’un petit astéroïde dans le ciel de Tcheliabinsk le 15 février 2013

Pourtant la majorité des chutes passent inaperçues : on estime qu’il tombe chaque année sur le sol français une dizaine de météorites mais on n’en retrouve en moyenne qu’une par décennie, un taux 5 fois plus faible qu’au XIXe siècle. Il est vrai que l’homme moderne passe plus de temps à regarder des écrans que le ciel nocturne, et même si l’envie lui prend de flâner le nez en l’air, la pollution lumineuse a souvent raison de sa bonne volonté. Continuer la lecture

Les premiers nuages noctiluques sont de retour

Le 10 mai ont été photographiés les premiers nuages noctiluques. Une apparition très précoce pour ces nuages nocturnes lumineux attendus en été.

Il se passe chaque été quelque chose d’étrange et de merveilleux dans le ciel au-dessus des pôles terrestres. Des nuages de très haute altitude prennent une couleur d’un bleu électrique alors que le Soleil est passé depuis longtemps sous l’horizon.

Les nuages noctiluques (noctilucent clouds ou NLC en anglais) ou nuages polaires mésosphériques se forment à 80 km d’altitude. Dans un environnement glacé (-130° C) la vapeur d’eau se condense autour des poussières d’étoiles filantes ou d’éruptions volcaniques pour former des cristaux de glace. Ce sont ces cristaux qui renvoient la lumière des derniers rayons solaires. La vidéo ci-dessus nous montre l’activité de ces nuages noctulescents saisie en 2007 par le satellite américain AIM (Aeronomy of Ice in the Mesosphere).   Continuer la lecture

Un flash Iridium depuis le château de la Tour

Lundi 28 mars en début de soirée j’avais rendez-vous au pied du château de la Tour pour admirer un flash Iridium de magnitude -6.

Si vous observez régulièrement le ciel à l’aube ou au crépuscule, peut-être vous est-il arrivé d’être surpris par un point se déplaçant dans le ciel et dont l’intensité lumineuse croît rapidement avant de diminuer.

Vous avez sans doute assisté à un flash Iridium, du nom de cette armada de satellites de communications dont la mise en service a débuté fin 1998 et qui possèdent trois antennes rectangulaires réfléchissantes. Il arrive que la lumière solaire qui frappe ces panneaux soit renvoyée vers la Terre, produisant un faisceau lumineux d’environ 10 km de diamètre sur le sol. Il suffit de vous trouver dans cette zone pour observer le flash.

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L’image ci-dessus montre un flash Iridium de magnitude -6 photographié dans la soirée du 28 mars depuis le château de la Tour, non loin du château du Clos de Vougeot en Bourgogne.

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Comme les paramètres orbitaux de ces satellites sont parfaitement connus, il est possible de prédire avec précision à la fois l’heure et la luminosité d’un tel événement pour un point quelconque à la surface de la Terre. Continuer la lecture

Curiosité : un mirage lunaire sur l’océan Arctique

Le 23 février un photographe installé dans le Grand Nord canadien a saisi un spectaculaire mirage lunaire lors du lever de la Pleine Lune des neiges.

Alert est le nom d’une base militaire canadienne située dans le territoire du Nunavut, dans l’Arctique canadien. C’est aussi le lieu habité le plus septentrional de la planète à seulement 817 km du pôle Nord, à l’extrême nord de l’île d’Ellesmere. Outre la base militaire, le site compte également une station du service météorologique canadien membre du GAW (Global Atmosphere Watch), un service qui recueille les données météorologiques en provenance de nombreuses stations réparties sur la planète.

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C’est depuis la station d’Alert que Kevin Rawlings a photographié le 23 février le lever de la Pleine Lune des neiges. Pourquoi la Lune a-t-elle cet étrange aspect ?

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