Archives pour la catégorie Les hommes et le ciel

Début du Ramadan : dans l’attente du jeune croissant

Plus de 1,6 milliard de musulmans guettent le retour prochain en soirée de la jeune Lune, un croissant qui annoncera le début du Ramadan.

Les éphémérides nous l’enseignent : la prochaine Nouvelle Lune se produira jeudi 25 mai (en même temps que débuteront les Rencontres Astronomiques de Printemps) en début de soirée. C’est donc dans la soirée du 26 mai que nous pourrons découvrir le retour d’un très fin croissant de jeune Lune, qui cette année se couchera au centre de l’arche de l’Arc de triomphe pour un observateur placé sur le rond-point des Champs-Élysées.

La plupart des pays attendent l’observation de ce mince croissant (immortalisé ici par le photographe Mohammed Redha Alasfoor) pour démarrer le Ramadan, privilégiant l’observation lunaire comme le préconisait le Prophète : « ne jeûnez que lorsque vous verrez le croissant lunaire et rompez le jeûne lorsque vous le verrez aussi ». Continuer la lecture

Un laser fouille la Voie lactée dans le ciel des Canaries

Au sommet de l’île de La Palma, aux Canaries, le photographe Miguel Claro a surpris le faisceau d’un laser astronomique fouillant la Voie lactée. 

Les îles Canaries sont connues pour la qualité astronomique de leur ciel. Le sommet de l’île de La Palma accueille l’Observatoire du Roque de Los Muchachos dont le fleuron est le Gran Tecan, un télescope géant de 10,4 m de diamètre. On y étudie aussi les sursauts gamma avec le Major Atmospheric Gamma-ray Imaging Cherenkov Telescope (MAGIC) qui sera bientôt épaulé par le CTA (Cherenkov Telescope Array).

C’est là que Miguel Claro s’est rendu pour réaliser ce panorama de la Voie lactée (un assemblage de plusieurs clichés), sous l’un des ciels les plus noirs de la planète, loin de toute pollution lumineuse. Mais à quoi sert donc ce faisceau laser vert qui s’échappe d’une coupole en file vers les étoiles ? Continuer la lecture

Insolite : un avion dans la Mer de la Tranquillité

La Mer de la Tranquillité est sans doute la mer lunaire la plus célèbre depuis Apollo 11. En cherchant un peu j’y ai déniché un avion de passage. 

La Mer de la Tranquillité (Mare Tranquillitatis) est un ancien bassin d’impact formé suite à la chute d’un astéroïde il y a 4,5 milliards d’années peu après la formation de la Lune, à une époque où le jeune Système solaire voyait d’innombrables météorites frapper les planètes naissantes. C’est dans cette Mer que le 20 juillet 1969 les astronautes Neil Armstrong et Edwin « Buzz » Aldrin on quitté le module Eagle pour faire quelques pas sur notre satellite naturel au cours de la mission Apollo 11, alors que leur compatriote Michael Collins resté en orbite à bord du module de commande suivait les premiers pas de l’Homme sur la Lune.

D’autres missions ont également concerné la Mer de la Tranquillité : le 20 février 1965 c’est la sonde américaine Ranger 8 qui s’y écrase après avoir transmis plus de 7.000 photographies réalisées au cours d’une chute de 23 minutes. Continuer la lecture

Qu’est-ce que l’échelle des magnitudes en astronomie ?

Tous les astres n’ont pas le même éclat. À chaque intensité correspond une valeur sur une échelle appelée échelle des magnitudes.

Un simple regard en direction du ciel nocturne permet de constater que tous les astres ne brillent pas de la même façon : alors que la Pleine Lune va nous éblouir, certaines étoiles se devinent à peine. Bien entendu ces différences de brillance ne sont qu’apparentes puisqu’elles ne tiennent pas compte de la distance qui nous sépare de ces astres (rappelons que la luminosité varie selon une loi en carré inverse : si nous doublons la distance qui nous sépare d’une source lumineuse, nous recevrons quatre fois moins de lumière).

Au IIe siècle av. J.-C., bien avant l’invention de la lunette astronomique, l’astronome grec Hipparque fut le premier à essayer de classer les étoiles visibles à l’œil nu en fonction de leur éclat. Continuer la lecture

Vénus brille à l’aube quand la Bourgogne prend froid

Il fait encore bien froid en Bourgogne et les chaufferettes sont là pour protéger les vignes, tandis que la brillante Vénus résiste au lever du jour. 

Depuis plusieurs nuits les températures avoisinent 0° en Bourgogne, ce qui n’est pas très courant en ces derniers jours du mois d’avril. Accentué par le vend du nord, ce froid met en danger les fragiles bourgeons dans les vignes (d’autant plus que le printemps est arrivé avec une dizaine de jours d’avance), et les viticulteurs tentent de préserver la future récolte en installant des chaufferettes. Elles sont allumées en fin de nuit quand se dépose une gelée meurtrière.

La situation est d’ailleurs la même dans les autres vignobles puisque cette vague de froid a également frappé l’Alsace, le Bordeaux et le Languedoc ; on estime que plusieurs milliers d’hectares ont été touchés par des températures nocturnes qui sont descendues jusqu’à -4° à certains endroits.   Continuer la lecture

En vidéo : les spectacles à suivre dans le ciel au mois de mai

Que nous réserve le ciel en mai 2017 ? Réponse avec la vidéo des éphémérides que nous propose Substratum, une jeune chaîne sur YouTube.

Si le mois de mai voit les nuits s’écourter (nous approchons tout doucement du solstice d’été), il est riche de plusieurs jours fériés qui permettront aux passionnés de veiller plus longtemps pour faire de belles observations.

Le mois précédent a été l’occasion d’admirer Jupiter lors de son opposition ( la planète géante gazeuse était au plus près de la Terre le 7 avril dans la Vierge, pas très loin de Spica, la plus brillante étoile de cette constellation) ; en mai nous allons pouvoir suivre trois planètes avant l’opposition de Saturne le mois prochain.

Laissons-nous guider une nouvelle fois par Substratum, la jeune chaîne YouTube qui s’adresse beaucoup aux enfants (et un peu à leurs parents) pour réexpliquer les leçons vues à l’école et qui s’est enrichie d’une vidéo mensuelle pour présenter les éphémérides astronomiques. Continuer la lecture

« Clair de Lune » : un photographe inspiré par Beethoven

La sonate pour piano nº 14 de Beethoven écrite en 1801 a inspiré l’astrophotographe Miguel Claro à l’occasion de la Pleine Lune du 11 avril.

Après le Soleil, la Lune est l’astre qui a le plus inspiré les hommes au cours des siècles : les astronomes et les scientifiques bien sûr, mais également les artistes. Poètes, peintres, écrivains, musiciens, ils sont nombreux à avoir rendu hommage à notre satellite naturel.

En 1801, Ludwig van Beethoven, alors âgé de 31 ans,  écrit la sonate pour piano n°14 qu’il dédie à une jeune comtesse dont il semble très amoureux. Amusante coïncidence, un autre grand musicien d’origine allemande poursuit à la même époque une très belle carrière d’astronome en Grande-Bretagne : il s’appelle William Herschel et a découvert Uranus 20 ans plus tôt.

La sonate est renommée « Clair de lune » en 1832 (Beethoven est mort 5 ans plus tôt) par le poète allemand Ludwig Rellstab pour qui elle évoque une barque voguant sous la Lune. Continuer la lecture

Rencontres Astronomiques de Printemps : ça approche !

La dix-neuvième édition des Rencontres Astronomiques de Printemps aura lieu du 25 au 28 mai prochain. Pensez à réserver votre emplacement !

Le jeudi de l’Ascension marque traditionnellement le début des Rencontres Astronomiques de Printemps. Pendant 4 jours et 3 nuits de nombreux astronomes amateurs français et européens se retrouvent à Craponne sur Arzon, petite commune située en Haute-Loire. Ces rencontres ont lieu dans un site préservé de la pollution lumineuse (la commune éteint l’éclairage public pendant ces 3 nuits) toujours au moment de la Nouvelle Lune (elle tombe cette année le 25 mai, premier jour des RAP).

Les astronomes amateurs et les simples curieux du ciel viennent non seulement observer (le Soleil en journée et la voûte étoilée la nuit) mais également échanger sur leur passion à l’occasion d’ateliers, de conférences et de discussions informelles. Continuer la lecture

La Station spatiale survole une cabotte

Vendredi 7 avril en soirée l’ISS a traversé le ciel plein NORD, un spectacle immortalisé en Bourgogne avec une cabotte dans les vignes comme premier plan.

Le spectacle est toujours aussi impressionnant : à l’heure annoncée (par des sites spécialisés comme Heavens-Above), le petit point brillant de la Station spatiale internationale fait son apparition sur l’horizon OUEST puis s’élève lentement dans le ciel qu’il traverse en grande partie avant de disparaître dans le cône d’ombre terrestre. C’est donc avec une certaine émotion que l’on assiste à chacun des passages de l’ISS, surtout depuis le mois de novembre qu’elle accueille Thomas Pesquet, le dixième spationaute français.

Notre petit Frenchy a en effet quitté la Terre pour passer au moins six mois comme commandant de bord des expéditions 50 et 51. Il est chargé d’une soixantaine d’expériences (physiologie humaine, physique, biologie, nouvelles technologies…)  dans le cadre de la mission Proxima. Continuer la lecture

En vidéo : les spectacles à suivre dans le ciel au mois d’avril

Que nous réserve le ciel en avril 2017 ? Réponse avec la vidéo des éphémérides que nous propose Substratum, une jeune chaîne sur YouTube.

La réalisation de vidéos diffusées sur Internet est une activité en pleine expansion à laquelle n’échappe pas la vulgarisation scientifique. On connaît bien La galaxie de Florence Porcel ou Le Sense of Wonder, des chaînes qui présentent intelligemment et avec humour des sujets en lien avec l’astronomie, l’astrophysique ou encore la conquête de l’espace. Plus modestement, Substratum est une jeune chaîne qui s’adresse beaucoup aux enfants (et un peu à leurs parents) pour réexpliquer les leçons vues à l’école.

Depuis quelques mois Substratum s’est enrichie d’une vidéo mensuelle pour présenter les éphémérides astronomiques : des séquences filmées de manière ludique accompagnées d’explications accessibles à tous. Continuer la lecture

500 élèves attendus au Congrès scientifique des enfants

La huitième édition du Congrès scientifique des enfants qui se tient le 30 mars a pour thème « vivre dans l’espace » en direct avec Thomas Pesquet.

Réalisé par des enfants d’écoles élémentaires de 9 à 11 ans pour la huitième fois, le Congrès scientifique des enfants coïncide cette année avec les 20 ans de la Cité de l’espace à Toulouse, à l’origine de cette manifestation qu’elle avait lancée en 2009 dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie. Mais cette huitième édition ne se limitera pas à Toulouse puisqu’elle se déroulera conjointement à Vaulx-en-Velin, Strasbourg et Paris.

Encadrés dans leurs classes depuis plusieurs mois par des doctorants qui leur apprennent les bases de la méthodologie scientifique, près de 500 jeunes élèves vont se retrouver pendant une journée dans la peau de vrais chercheurs.  Continuer la lecture

Participez au marathon Messier 2017 les 24 et 25 mars

Le marathon Messier, amicale compétition entre astronomes amateurs, consiste à observer en une seule nuit tous les objets du catalogue de Charles Messier.

Et si vous participiez à l’un des plus grands défis de l’astronomie amateur, le marathon Messier ? Le catalogue Messier a été compilé par l’astronome et chasseur de comètes français Charles Messier à la fin du XVIIIe siècle. Il se compose de 110 objets du ciel profond relativement brillants : des galaxies comme celle d’Andromède, des nébuleuses (diffuses ou planétaires) et des amas d’étoiles (amas ouverts ou amas globulaires). Aux latitudes nord, il est possible d’observer tous les objets Messier (dont voici la liste) en une seule nuit pendant une fenêtre de quelques semaines de la mi-mars à début avril.

En 2017, la Nouvelle Lune se produisant le mardi 28 mars, c’est le weekend précédent qui a été retenu par les astronomes amateurs du monde entier pour tenter le marathon Messier.   Continuer la lecture

Anniversaire : l’Observatoire de Paris fête 350 ans de science

Fondé en 1667 à la demande de Louis XIV, l’Observatoire de Paris fête cette année 350 ans de science sur 3 sites : Paris, Meudon et Nancay.

En 1667, un an après la fondation de l’Académie des Sciences, Louis XIV, soucieux d’asseoir le prestige de la France, décide de la création d’un observatoire royal, un établissement scientifique qui sera chargé d’observer le ciel et de fournir des données permettant d’établir des cartes pour la navigation. C’est l’acte de naissance de L’Observatoire de Paris, devenu depuis le plus important centre de recherche en astronomie et en astrophysique de France (il regroupe près d’un tiers de la communauté des chercheurs dans ce domaine).

L’Observatoire de Meudon, qui dépend de celui de Paris, domine la capitale.

Au XIXe siècle l’extension de la ville de Paris et ses nuisances incitent les astronomes à chercher un meilleur site d’observation. Continuer la lecture

En vidéo : la Nuit de l’Équinoxe a tenu ses promesses

À Lyon, une nouvelle édition de la Nuit de l’Équinoxe a connu une très belle affluence en raison d’une météo printanière. 

Depuis plusieurs années le Club d’Astronomie de Lyon Ampère (CALA) organise la  Nuit de l’Équinoxe à Lyon avec l’aide de plusieurs clubs de la région. Cette manifestation se déroule dans le cadre remarquable du Théâtre Antique de Lyon sur la colline de Fourvière, un ensemble composé d’un Odéon et d’un Théâtre construits il y a 20 siècles par la communauté romaine de Lugdunum. Un musée gallo-romain complète cet ensemble classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le CALA choisit une date (proche de l’équinoxe) permettant d’observer la Lune, un astre assez brillant pour faire face à la pollution lumineuse qui baigne la ville. Cette année la date retenue était le samedi 11 mars, veille de la Pleine Lune du corbeau. Continuer la lecture

Zoom sur la météorite ferreuse de Tamentit

Exposée au parc d’attractions de Vulcania en Auvergne, la météorite ferreuse de Tamentit est un caillou extraterrestre de 510 kg d’une valeur inestimable. 

Située à 1.400 km d’Alger, non loin de la ville d’Adrar, l’oasis de Tamentit doit sa célébrité à la découverte en 1864 d’une météorite ferreuse (voir sa carte d’identité) d’une demi-tonne à moitié enfouie dans le sable. Tombée vers la fin du XIVe à une douzaine de km de l’oasis, elle y avait été amenée et placée sur l’une des places publiques.

Peut-être parce qu’elle rappelait aux habitants la Pierre noire sacrée (placée dans l’angle sud-est de la Kaaba, le monument qui se trouve au centre de la mosquée al-Haram de La Mecque, en Arabie saoudite), la météorite de Tamentit devint un objet sacré sur lequel venaient s’asseoir les femmes qui n’arrivaient pas à enfanter.  Continuer la lecture

Atlas Virtuel des Planètes : le Système solaire à portée de clic

Fruit du travail de deux passionnés d’astronomie et d’informatique, l’Atlas Virtuel des Planètes est un formidable outil d’exploration du Système solaire.  

En 2008 je vous avais présenté l’excellent Atlas Virtuel de la Lune (AVL), un logiciel gratuit conçu pour partir à la découverte de notre satellite naturel. Grâce à de nombreuses fonctionnalités permettant d’exploiter des milliers de photographies prises depuis la Terre ou l’orbite lunaire, l’AVL mettait alors la Lune à la portée de tous.

Capture d’écran montrant l’aspect de Jupiter d’après l’Atlas Virtuel des Planètes.

Forts de leur succès, Christian Legrand et Patrick Chevalley, les auteurs de l’AVL, ont mis en ligne en 2015 l’Atlas Virtuel des Planètes (AVP).       Continuer la lecture

En vidéo : les spectacles à suivre dans le ciel au mois de mars

Que nous réserve le ciel en mars 2017 ? Réponse avec une jolie vidéo que nous propose Substratum, une jeune chaîne sur YouTube.

La réalisation de vidéos diffusées sur Internet est une activité en pleine expansion à laquelle n’échappe pas la vulgarisation scientifique. On connaît bien La galaxie de Florence Porcel ou Le Sense of Wonder, des chaînes qui présentent intelligemment et avec humour des sujets en lien avec l’astronomie, l’astrophysique ou encore la conquête de l’espace. Plus modestement, Substratum est une jeune chaîne qui s’adresse beaucoup aux enfants (et un peu à leurs parents) pour réexpliquer les leçons vues à l’école.

Depuis quelques mois Substratum s’est enrichie d’une vidéo mensuelle pour présenter les éphémérides astronomiques : des séquences filmées de manière ludique accompagnées d’explications accessibles à tous. Continuer la lecture

L’ISS survole le château de la Tour au crépuscule

Le 14 février en début de soirée la Station spatiale internationale survolait le château de la Tour avec à son bord le spationaute Thomas Pesquet.

Vous le savez tous maintenant : depuis le 17 novembre Thomas Pesquet est devenu le dixième spationaute français. Il a en effet quitté Baïkonour pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) dans laquelle il passe six mois comme commandant de bord des expéditions 50 et 51. Il y est chargé d’une soixantaine d’expériences (physiologie humaine, physique, biologie, nouvelles technologies…)  dans le cadre de la mission Proxima.

Chaque survol de la France par l’ISS est donc particulièrement suivi et celui du 14 février, jour de la Saint-Valentin, n’a pas dérogé à la règle.

Une fois encore c’est le site Heavens-Above qui m’a fourni les détails de ce survol et c’est au pied du château de la Tour, pas très loin du château du Clos de Vougeot en Bourgogne, que ce cliché a été obtenu. Il s’agit de l’addition (à l’aide du logiciel StarMax) d’un peu moins de 200 poses de 20 sec chacune réalisées à 800 iso avec une focale de 35 mm. On remarque que la Station suivait une trajectoire allant du NORD-OUEST au SUD-EST.

Comme le passage a eu lieu à 19 h 05 heure locale, le ciel était encore assez clair, ce qui n’a pas empêché les étoiles d’imprimer leur trace lumineuse en raison de leur déplacement apparent (c’est en réalité la Terre qui tourne) pendant tout le temps consacré aux prises de vues, soit près d’une heure (vous aurez peut-être reconnu la célèbre constellation d’Orion légèrement à gauche au-dessus du château et plus à l’EST la brillante Sirius).

Ce passage rappelle celui du 4 décembre où l’ISS  était passée non loin d’une jeune Lune âgée de 5 jours (pas encore trop brillante pour voiler complètement la Voie lactée) encadrée par deux planètes, Mars et Vénus (voir la vidéo du transit ci-dessous). Cette fois-ci la Lune était absente (elle se lève de plus en plus tard, 3 jours après la Pleine lune des neiges) mais Mars et Vénus sont toujours là (dans le coin droit de l’image).

Un ballon du projet Loon photographié devant la Lune

Un amateur a photographié le passage d’un ballon stratosphérique du projet Loon pendant l’éclipse partielle de Lune par la pénombre le 11 février.

Ils étaient nombreux, la nuit du 10 au 11 février, à photographier un voile sombre sur la Pleine Lune des neiges (il s’agissait d’une discrète éclipse pénombrale, l’alignement Soleil-Terre-Lune étant presque parfait). Tellement nombreux que certains on vu passer des objets volants entre nous et notre satellite naturel : pas mal d’avions bien sûr, comme Victor C. Rogus, Allan Renan Acosta ou encore Tom Bailey. Mais c’est l’amateur portoricain Luis G. Verdiales qui détient la palme de l’originalité avec sur ses clichés un curieux intrus de forme sphérique.

Une petite enquête a permis d’identifier rapidement l’objet insolite : il s’agit d’un ballon stratosphérique lancé dans le cadre du projet Loon. Continuer la lecture

L’Observatoire de Pulkovo menacé par l’urbanisation

Cerné par des projets d’urbanisme, l’Observatoire de Pulkovo en Russie pourrait définitivement fermer ses coupoles 180 ans après sa création.

Les astronomes russes se mobilisent (voir la pétition en ligne) pour tenter de sauver un site astronomique chargé d’histoire, l’Observatoire de Pulkovo. Fleuron de l’Académie des sciences de Russie, cet observatoire situé à 19 km au sud de Saint-Pétersbourg (et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO) a ouvert ses portes en 1839 après 5 années de travaux.

Équipé d’une lunette astronomique de 38 cm de diamètre, la plus grande du monde à l’époque, l’observatoire acquiert une renommée internationale avec l’étude des étoiles doubles par 3 générations de Struve : Friedrich Georg Wilhelm von Struve (qui dirigea l’établissement de 1839 à 1861), son fils Otto Wilhelm von Struve (qui lui succéda jusqu’en 1889) et ses petits-fils Hermann Struve et Ludwig Struve (à noter que ce dernier eut aussi un fils astronome, Otto Struve, qui passa la majeure partie de sa vie aux États-Unis).  Continuer la lecture