Tous les articles par Jean-Baptiste FELDMANN

En images : les somptueuses aurores polaires

Les aurores polaires, ces draperies lumineuses qui fascinent les humains, trahissent l’arrivée de particules énergétiques transportées par le vent solaire.

Les astrophysiciens savent que la surface du Soleil est parcourue par des champs magnétiques. La plupart sont des champs fermés qui sortent de la surface de notre étoile et y rentrent un peu plus loin, formant ainsi une boucle. Mais sans que l’on ne comprenne encore vraiment pourquoi, certaines lignes du champ magnétique ne se referment pas et laissent place à un trou coronal qui libère des gaz chauds.

Ce vent solaire s’échappe alors à des vitesses de 600 ou 700 km/sec, trois fois plus vite qu’en temps normal. Si le trou coronal fait face à la Terre, cette dernière subit alors les assauts d’une tempête géomagnétique. Après s’être frayées un passage entre les lignes du champ magnétique qui protège notre planète, les particules solaires viennent ioniser la haute atmosphère au niveau des pôles terrestres.

Les aurores vertes correspondent à l’ionisation des molécules d’oxygène en dessous de 300 km d’altitude alors que les aurores rouges, plus rares, se forment 100 km plus haut.

Si elles font aujourd’hui le bonheur des photographes, les aurores polaires ont donné lieu à de nombreuses croyances, en particulier les aurores boréales qui ont une grande place dans la culture Inuit. On racontait par exemple aux enfants que les aurores pouvaient les emporter s’ils restaient jouer dehors trop tard, que si l’on sifflait très fort on pouvait les faire danser ou encore que lorsque les aurores étaient très nombreuses, les voyageurs qui se déplaçaient la nuit en traîneau devaient couper une oreille à leurs chiens pour ne pas être décapités par les esprits du ciel !

Deux curieuses galaxies dans le sillage de la comète 45P

Traversant la constellation des Chiens de Chasse, la comète 45P a croisé deux étonnantes galaxies, NGC 4631 (la Baleine) et NGC 4656 (la Crosse de hockey).

De son vrai nom 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova, la comète 45P (une comète périodique qui revient nous voir tous les 5,25 ans), est passée à sa plus courte distance de la Terre (12 millions de km soit 0,09 UA) le 11 février. L’astre chevelu de magnitude 7 était un peu moins brillant que prévu en raison de son passage à proximité du Soleil (80 millions de km soit 0,533 UA) le 31 décembre dernier, un rapprochement qui avait vaporisé une couche importante de poussière et de glace à la surface du noyau cométaire.

Les astrophotographes expérimentés n’ont pas hésité à imager la belle voyageuse verte (une couleur provoquée par la forte émission de carbone diatomique), comme le montre ce cliché de l’autrichien Michael Jäger, un spécialiste de la photographie cométaire. Continuer la lecture

L’ISS survole le château de la Tour au crépuscule

Le 14 février en début de soirée la Station spatiale internationale survolait le château de la Tour avec à son bord le spationaute Thomas Pesquet.

Vous le savez tous maintenant : depuis le 17 novembre Thomas Pesquet est devenu le dixième spationaute français. Il a en effet quitté Baïkonour pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) dans laquelle il passe six mois comme commandant de bord des expéditions 50 et 51. Il y est chargé d’une soixantaine d’expériences (physiologie humaine, physique, biologie, nouvelles technologies…)  dans le cadre de la mission Proxima.

Chaque survol de la France par l’ISS est donc particulièrement suivi et celui du 14 février, jour de la Saint-Valentin, n’a pas dérogé à la règle.

Une fois encore c’est le site Heavens-Above qui m’a fourni les détails de ce survol et c’est au pied du château de la Tour, pas très loin du château du Clos de Vougeot en Bourgogne, que ce cliché a été obtenu. Il s’agit de l’addition (à l’aide du logiciel StarMax) d’un peu moins de 200 poses de 20 sec chacune réalisées à 800 iso avec une focale de 35 mm. On remarque que la Station suivait une trajectoire allant du NORD-OUEST au SUD-EST.

Comme le passage a eu lieu à 19 h 05 heure locale, le ciel était encore assez clair, ce qui n’a pas empêché les étoiles d’imprimer leur trace lumineuse en raison de leur déplacement apparent (c’est en réalité la Terre qui tourne) pendant tout le temps consacré aux prises de vues, soit près d’une heure (vous aurez peut-être reconnu la célèbre constellation d’Orion légèrement à gauche au-dessus du château et plus à l’EST la brillante Sirius).

Ce passage rappelle celui du 4 décembre où l’ISS  était passée non loin d’une jeune Lune âgée de 5 jours (pas encore trop brillante pour voiler complètement la Voie lactée) encadrée par deux planètes, Mars et Vénus (voir la vidéo du transit ci-dessous). Cette fois-ci la Lune était absente (elle se lève de plus en plus tard, 3 jours après la Pleine lune des neiges) mais Mars et Vénus sont toujours là (dans le coin droit de l’image).

Paysages lunaires à explorer (1) : Platon et Vallis Alpes

Une simple lunette astronomique ou un petit télescope permettent de merveilleuses observations lunaires. Découvrons la région de Platon et Vallis Alpes.

Trop souvent délaissée, la Lune est un sujet d’observations astronomiques infinies. Son diamètre apparent et son éclat permettent à tous les débutants d’y pointer facilement un instrument. Si une paire de jumelles bien calée offre déjà de belles possibilités, l’emploi d’une lunette astronomique ou d’un télescope vous ouvrent les portes d’un monde minéral étonnant où les reliefs changent d’aspect tout au long de la lunaison (les ombres s’allongent ou raccourcissent selon la hauteur du Soleil).

Cette première chronique dédiée aux paysages lunaires à explorer nous entraîne dans l’hémisphère nord lunaire du côté de Platon et Vallis Alpes, une région à observer aux 9ème et 22ème jours de la lunaison avec un éclairage rasant.   Continuer la lecture

Mars Express survole le pôle nord de la Planète rouge

Une nouvelle mosaïque réalisée par l’orbiteur européen Mars Express détaille la structure en spirale de la calotte polaire nord martienne.

Dans la grande famille des sondes qui ont survolé la Planète rouge depuis Mariner 4 en 1965, l’orbiteur européen Mars Express tient une place tout à fait honorable. Lancé du cosmodrome de Baïkonour le 2 juin 2003, Mars Express se satellise 6 mois plus tard autour de la Planète rouge. Plus de 13 années se sont écoulées depuis et la sonde poursuit toujours son travail : cartographie des reliefs, étude de l’évolution des calottes polaires, analyse de l’atmosphère et de son interaction avec le vent solaire.

L’ESA nous propose de découvrir de nouveaux clichés du pôle nord de la Planète rouge, obtenus à partir des images réalisées au cours de 32 survols effectués entre 2004 et 2010. Continuer la lecture

Un ballon du projet Loon photographié devant la Lune

Un amateur a photographié le passage d’un ballon stratosphérique du projet Loon pendant l’éclipse partielle de Lune par la pénombre le 11 février.

Ils étaient nombreux, la nuit du 10 au 11 février, à photographier un voile sombre sur la Pleine Lune des neiges (il s’agissait d’une discrète éclipse pénombrale, l’alignement Soleil-Terre-Lune étant presque parfait). Tellement nombreux que certains on vu passer des objets volants entre nous et notre satellite naturel : pas mal d’avions bien sûr, comme Victor C. Rogus, Allan Renan Acosta ou encore Tom Bailey. Mais c’est l’amateur portoricain Luis G. Verdiales qui détient la palme de l’originalité avec sur ses clichés un curieux intrus de forme sphérique.

Une petite enquête a permis d’identifier rapidement l’objet insolite : il s’agit d’un ballon stratosphérique lancé dans le cadre du projet Loon. Continuer la lecture

Les planètes Mars et Vénus à l’heure où sonne l’Angélus

C’est au crépuscule, à l’heure où les cloches sonnent l’Angélus, que les planètes Mars et Vénus sont les plus photogéniques dans un ciel bleu foncé.  

Vénus ne cesse de se rapprocher de la Terre, et même si sa fraction éclairée diminue (passant du Dernier Quartier qui a eu lieu le 14 janvier à un mince croissant de 6% le 14 mars prochain), son éclat continue d’augmenter. Il atteindra la magnitude -4,63 aux alentours du 20 février et chacun pourra alors tenter d’observer et de photographier les ombres produites par l’éclat vénusien.

Presque à ses côtés (un peu plus haut à gauche sur cette image) Mars fait pâle figure avec une magnitude de 1,5 ; il faut dire qu’à l’inverse la Planète rouge s’éloigne de nous et il faudra attendre l’été 2018 et la prochaine opposition pour qu’elle retrouve une magnitude négative.

Avec les jours qui s’allongent depuis le solstice du 21 décembre dernier, c’est aux alentours de 19 heures (heure locale), que les deux planètes sont les plus belles, alors que les étoiles s’allument tout autour une à une dans un ciel bleu profond.  Continuer la lecture

L’Observatoire de Pulkovo menacé par l’urbanisation

Cerné par des projets d’urbanisme, l’Observatoire de Pulkovo en Russie pourrait définitivement fermer ses coupoles 180 ans après sa création.

Les astronomes russes se mobilisent (voir la pétition en ligne) pour tenter de sauver un site astronomique chargé d’histoire, l’Observatoire de Pulkovo. Fleuron de l’Académie des sciences de Russie, cet observatoire situé à 19 km au sud de Saint-Pétersbourg (et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO) a ouvert ses portes en 1839 après 5 années de travaux.

Équipé d’une lunette astronomique de 38 cm de diamètre, la plus grande du monde à l’époque, l’observatoire acquiert une renommée internationale avec l’étude des étoiles doubles par 3 générations de Struve : Friedrich Georg Wilhelm von Struve (qui dirigea l’établissement de 1839 à 1861), son fils Otto Wilhelm von Struve (qui lui succéda jusqu’en 1889) et ses petits-fils Hermann Struve et Ludwig Struve (à noter que ce dernier eut aussi un fils astronome, Otto Struve, qui passa la majeure partie de sa vie aux États-Unis).  Continuer la lecture

En vidéo : Jupiter révélée par les images de 91 amateurs

Plus de 1.000 images fournies par les astronomes amateurs ont permis de réaliser une superbe animation montrant la rotation de Jupiter. 

L’astronomie et l’exploration du Système solaire ont pris un heureux virage en ce début de XXIème siècle : alors que la concurrence faisait rage dans le passé pour « être le premier », l’heure est à la coopération. Astronomes professionnels, amateurs ou simples citoyens scientifiques, chacun peut désormais s’associer et participer aux grands programmes de recherche, grâce d’une part au développement d’internet et d’autre part aux performances de plus en plus élevées des produits vendus au public, que ce soit dans le domaine de l’informatique, de l’observation du ciel ou encore de l’imagerie.

La mission Juno, une sonde américaine actuellement en orbite autour de Jupiter, offre sans doute le plus bel exemple de cette coopération. Continuer la lecture

Moins lumineuse que prévu, la comète 45P a perdu sa queue

La comète 45P, attendue au plus près de la Terre le 11 février, a perdu sa queue après son passage près du Soleil le 31 décembre. 

Confirmant ce que laissaient craindre les images prises depuis quelques nuits, un cliché de l’astrophotographe Bill Williams réalisé le 7 février a jeté un froid chez les observateurs d’astres chevelus. La comète 45P, qui est de retour en fin de nuit dans la constellation d’Ophiuchus, en pleine Voie lactée, est privée de queue et son éclat est plus faible que prévu.

Il n’en reste qu’une petite boule verte, une couleur provoquée par la forte émission de carbone diatomique(C2), caractéristique d’un certain nombre d’astres chevelus (comme par exemple 252P/Linear, une comète qui avait surpris les astronomes par un brusque sursaut d’éclat en avril 2016).

Rappelons que la comète périodique 45P (de son vrai nom 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova) a été découverte le 3 décembre 1948 par l’astronome japonais Minoru Honda (auteur de 12 découvertes cométaires) puis indépendamment par Antonin Mrkos et Ludmila Pajdusakova. Continuer la lecture

Voile sombre sur la Pleine Lune des neiges

Retour sur l’éclipse partielle par la pénombre qui a assombri légèrement la Pleine Lune des neiges dans la nuit du 10 au 11 février. 

Le 11 février à 0 h 44 TU avait lieu la Pleine Lune des neiges, la seconde de l’année après la Pleine Lune des loups du 12 janvier dernier. Pour ceux qui ont eu la chance d’avoir un ciel dégagé, c’était l’occasion d’assister à une discrète éclipse partielle de Lune par la pénombre en raison d’un alignement Soleil-Terre-Lune presque parfait, 15 jours avant une éclipse annulaire de Soleil visible de la Patagonie à la Zambie, la plus grande partie de l’éclipse étant observable depuis l’Atlantique sud.

Au cours de l’éclipse lunaire du 11 février, notre satellite naturel n’a fait qu’effleurer le cône d’ombre terrestre comme le montre ce montage, qui associe deux images prises avec un boîtier Finepix HS20 et son zoom de 720 mm de focale : 2 poses au 1/400ème de sec (ouverture 5,6), celle de gauche avant l’éclipse et celle de droite au moment du maximum.  Continuer la lecture

11 février : à quoi va ressembler l’éclipse partielle de Lune

Une éclipse partielle de Lune par la pénombre se produira dans la nuit du 10 au 11 février. Voici ce que vous verrez si le ciel est dégagé.

Le 11 février à 0 h 44 TU a lieu la Pleine Lune des neiges, la seconde de l’année après la Pleine Lune des loups du 12 janvier dernier. S’il fait beau et que vous êtes réveillé, ce sera l’occasion d’assister à une discrète éclipse partielle de Lune par la pénombre en raison d’un alignement Soleil-Terre-Lune presque parfait.

Cette animation vous montre en accéléré ce que vous pourrez observer (ajoutez une heure au Temps Universel pour obtenir les horaires de l’éclipse en France). Continuer la lecture

Quand Ganymède passe derrière Jupiter

En observant Jupiter avec une longue-vue en 1610, le savant italien Galilée découvrit 4 satellites dont Ganymède, une lune qui cache un océan salé.

Le 7 avril prochain la planète gazeuse géante Jupiter sera à l’opposition (alignement Soleil-Terre-Jupiter) à une distance de 666,3 millions de km, avec un diamètre apparent de 44,3″ et une magnitude -2,5.

Cette planète est toujours très suivie par les astronomes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, et ce pour deux raisons : d’une part son diamètre apparent est le plus important de toutes les planètes du Système solaire et d’autre part il y a toujours quelque chose à admirer à sa surface (bandes gazeuses et passage de la Grande Tache Rouge comme sur l’image ci-dessous) ou autour (ballet des 4 principaux satellites qui sont Io, Europe, Ganymède et Callisto).

Cette image réalisée par le télescope spatial Hubble nous donne l’occasion de nous intéresser aujourd’hui à Ganymède. Continuer la lecture

Le Soleil se couche sur le désert d’Atacama

Le photographe Yuri Beletsky, un des ambassadeurs de l’ESO, a saisi cet incroyable coucher de Soleil depuis le désert d’Atacama au Chili.

Situé dans les Andes chiliennes, le désert d’Atacama est une zone particulièrement aride (à certains endroits il tombe moins d’un millimètre de pluie par an !). C’est ce site qu’a retenu l’ESO pour y implanter depuis quelques décennies ses télescopes parmi les plus performants au monde. Sous un ciel exempt de toute pollution lumineuse où seul l’airglow peut atténuer l’éclat des étoiles, les astronomes disposent d’instruments gigantesques pour sonder l’Univers dans toutes les longueurs d’ondes.

Mais si le ciel nocturne est particulièrement pur, la journée peut aussi réserver de belles surprises comme en témoigne cette image d’un coucher de Soleil. Continuer la lecture

Clair de Lune dans les vignes sous le Château Gris

Une éclaircie entre deux averses, l’occasion d’aller admirer le clair de Lune au cœur du vignoble de Nuits-Saint-Georges, au pied du Château Gris.

Je vous emmène régulièrement au milieu des vignes pour des promenades nocturnes, que ce soit pour voir passer l’ISS, pour admirer une cabotte sous la Pleine Lune ou regarder les étoiles tourbillonner aux Monts Luisants. Cette fois-ci nous nous rendons au Château Gris situé dans les coteaux qui surplombent Nuits-Saint-Georges, jolie ville bourguignonne connue pour ses grands vins (c’est d’ailleurs un peu plus haut que se cache la statue de la Résistance).

Ce petit château entouré de terrasses doit sans doute son nom à la couleur de ses murs. Il possède également un toit d’ardoises assez inhabituel pour la région.

Cette image (30 secondes de pose à 1.600 iso avec un objectif Samyang de 8 mm de focale ouvert à 5,6 monté sur un boîtier Nikon D3200) a été réalisée dans la soirée du 4 février. La longue exposition (qui sature la Lune et ne permet pas de voir le Premier Quartier) révèle les amas d’étoiles des Hyades et des Pléiades juste au-dessus de notre satellite naturel. On reconnaît également la belle constellation d’Orion dans la partie supérieure gauche du cliché.

24 heures après cette prise de vue, dans la soirée du 5 février, la Lune glisse devant les étoiles de l’amas des Hyades, occultant au passage la brillante Aldébaran (Alpha Tauri). La série actuelle des occultations d’Aldébaran a commencé le 29 janvier 2015 et prendra fin le 3 septembre 2018. Durant cette période il se produira 48 occultations d’Alpha Tauri mais en moyenne seules 8 à 10 seront visibles depuis un lieu d’observation donné. Pour voir plus d’occultations, il faudra voyager !

Les astronomes attendront ensuite le 18 août 2033 pour assister à une nouvelle vague d’occultations : La Lune repassera entre la Terre et Aldébaran, une configuration géométrique qui revient au bout d’un Saros (un cycle d’un peu plus de 18 ans).

Curiosité : un « X » éphémère visible aux jumelles sur la Lune

La veille du Premier Quartier de Lune offre parfois la possibilité d’une curieuse observation : l’éclairage rasant dévoile un « X » le long du terminateur. 

Observer la Lune est toujours un régal : on y découvre une multitude de petits et de grands cratères comme Clavius, Platon ou Copernic, des cratères rayonnants (dont Tycho est le plus bel exemple) ou encore de fausses mers (dont la plus célèbre, la mer de la Tranquillité, a vu se poser les premiers hommes en juillet 1969). Des observations faciles puisqu’elles ne nécessitent même pas de gros télescope : une simple lunette astronomique, voire une paire de jumelles calée sur un trépied (ou sur un manche à balai coincé entre les genoux de l’observateur assis) et vous voilà transformé en sélénologue.

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Attardons-nous sur une curiosité visible un peu avant le Premier Quartier : un « X » observable quelques heures le long du terminateur, cette ligne qui sépare la partie éclairée de la partie sombre de notre satellite naturel. Continuer la lecture

La Voie lactée se dévoile dans le ciel des Carpates

Petit détour par l’Ukraine d’où a été réalisé ce panorama nocturne. L’arche de la Voie lactée domine le massif montagneux des Carpates.

Bien que la Voie lactée soit souvent photographiée à la belle saison par commodité (elle nous révèle alors le Triangle d’été formé des brillantes étoiles Deneb, Véga et Altaïr), on peut tout aussi bien l’admirer en hiver à condition de bien se couvrir (voir nos 5 conseils pour observer le ciel d’hiver sans avoir froid).

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La preuve avec ce panorama réalisé par le photographe Ihor Khomych, un assemblage de 31 images posées 30 sec chacune à 6.400 iso avec un objectif de 17 mm de focale ouvert à 2,8. Continuer la lecture

Spectaculaires colonnes lumineuses nocturnes aux USA

Des colonnes lumineuses provoquées par des cristaux de glace ont illuminé le ciel nocturne de la petite ville de Pinedale dans l’État du Wyoming.

On les appelle colonnes lumineuses ou piliers lumineux, light pillars en anglais. Il s’agit d’un photométéore (du grec phôtόs « lumière » et meteôros « dans les airs »), un de ces nombreux phénomènes lumineux atmosphériques qui viennent parfois illuminer la nuit, tout comme les aurores polaires. Mais à la différence de ces dernières qui naissent de l’interaction entre le vent solaire et la haute atmosphère, c’est la pollution lumineuse qui est à l’origine des colonnes de lumière, ce qui explique pourquoi le phénomène n’est observé que depuis quelques décennies.

Quand le photographe Dave Bell a réalisé cette image le 24 janvier, la petite ville de Pinedale dans l’État du Wyoming au NORD-OUEST des USA venait d’essuyer une sévère tempête de neige.   Continuer la lecture

En vidéo : l’orbiteur Mars Express survole Mawrth Vallis

Grâce à une animation vidéo, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) nous offre la possibilité de survoler la région martienne de Mawrth Vallis.

Dans la grande famille des sondes qui ont survolé la Planète rouge depuis Mariner 4 en 1965, l’orbiteur européen Mars Express tient une place tout à fait honorable. Lancé du cosmodrome de Baïkonour le 2 juin 2003, Mars Express se satellise 6 mois plus tard autour de la Planète rouge. Plus de 13 années se sont écoulées depuis et la sonde poursuit toujours son travail : cartographie des reliefs, étude de l’évolution des calottes polaires, analyse de l’atmosphère et de son interaction avec le vent solaire.

L’ESA nous propose un survol virtuel de la région de Mawrth Vallis rendu possible par le traitement de nombreuses photographies (dont la résolution moyenne est de 14 mètres par pixel), réalisées par la caméra stéréoscopique de la sonde. Continuer la lecture

Le dolmen de Ternant sous les étoiles

Soirée glaciale dans la forêt de Ternant en Côte-d’Or pour photographier une rotation d’étoiles au-dessus d’un majestueux dolmen. 

Il y a 4.000 ans les hommes ont édifié deux dolmens dans la forêt qui jouxte le petit village de Ternant (moins d’une centaine d’habitants) en Côte-d’Or dans le canton de Gevrey Chambertin. Des fouilles réalisées dans les années 1930 ont permis de mettre à jour différents objets :  grattoirs, silex, monnaies gauloises ainsi que des poteries et quelques outils. Il y a une quarantaine d’années une association a restauré les dolmens, redressant certaines pierres et consolidant l’ensemble.

Le dolmen que j’ai choisi de photographier dans la soirée du 21 janvier est appelé « la chambre au prêtre » : la table mesure 5 m. par 2 m. et pèse une quinzaine de tonnes. On trouve un peu plus loin un second dolmen plus petit (sa table mesure 2,6 m. par 1,3 m.). Continuer la lecture