EBLM J0555-57Ab, une étoile pas plus grosse que Saturne

Des astronomes ont découvert une étoile de la taille de Saturne, ce qui en fait la plus petite connue à ce jour. Elle répond au doux nom de EBLM J0555-57Ab.

Nous savons tous qu’une étoile est une boule massive et lumineuse de plasma liée par sa propre gravité. Pour que la température de son cœur puisse atteindre plusieurs millions de degrés, condition indispensable pour amorcer la réaction de fusion nucléaire qui  va permettre la transformation de l’hélium en hydrogène, l’étoile doit donc impérativement avoir un diamètre et une densité conséquents.

Pour mémoire le diamètre de notre Soleil est 107 fois plus important que celui de la Terre et 11 fois plus important que celui de Saturne, et notre étoile a une taille bien modeste quand on la compare à la plupart de ses voisines dans la Voie lactée.

En utilisant WASP (Wide Angle Search for Planets), un réseau de télescopes robotisés qui surveillent les transits d’éventuelles exoplanètes devant des étoiles, des astronomes ont d’abord découvert un petit astre tournant autour d’une étoile, EBLM J0555-57, située à 600 années-lumière de la Terre.

Pensant qu’il s’agissait d’une exoplanète de plus, ils ont mesuré son diamètre (qui est équivalent à celui de Saturne) puis ont cherché à évaluer sa masse. Surprise, l’astre en question (surnommé EBLM J0555-57Ab) présente une masse qui est beaucoup trop importante pour une exoplanète de cette taille : environ 8% de la masse du Soleil, ce qui pour un astre de la taille de EBLM J0555-57Ab permet en théorie l’amorce d’une réaction de fusion nucléaire.

L’astre en question est sans doute une petite naine rouge hyperdense et ultrafroide, tout comme sa cousine très médiatisée Trappist-1, légèrement plus grosse et connue pour les 7 exoplanètes qui gravitent autour. Bien qu’on estime qu’elles représentent près de 20% des étoiles les plus proches de nous, les naines rouges sont très difficiles à détecter en raison de leur faible éclat. Elles intéressent pourtant beaucoup les astronomes car c’est autour de ces petites étoiles que pourraient se trouver des exoplanètes potentiellement habitables.

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