Halloween : des citrouilles sous les aurores boréales

Ce 31 octobre on fête Halloween avec costumes, chasse aux bonbons et sculpture de citrouilles. Et si les aurores boréales s’invitaient aussi ?

La soirée du 31 octobre, veille de Toussaint, est traditionnellement marquée par Halloween, une fête qui semble remonter à l’époque où les Celtes célébraient l’arrivée de l’automne. C’est l’occasion de sculpter des têtes grimaçantes dans des citrouilles dont on a vidé le contenu pour y placer une bougie. Posées sur les bords de fenêtres et les murets, les cucurbitacées deviennent alors ces inquiétants visages qui perpétuent l’espace d’une nuit la légende  de Jack à la lanterne, un maréchal-ferrant irlandais ivrogne et méchant qui bouscula un soir le diable dans une taverne.

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Installé dans le New Hampshire, un état du nord-est des États-Unis à la frontière du Canada, le photographe A. G. Evans a saisi il y a quelques jours des aurores boréales au-dessus d’une récolte de citrouilles.

En vidéo : l’ISS survole des aurores boréales

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19-29 octobre : retour sur un ballet planétaire à l’aube

La seconde quinzaine du mois d’octobre a été marquée par un superbe ballet planétaire en fin de nuit avec dans les rôles principaux Vénus, Jupiter et Mars.

Il est rare que les astrophotographes s’ennuient car chaque mois nous offre au moins un beau spectacle céleste : en septembre nous avons eu droit à une très belle éclipse de Lune, en octobre c’est un somptueux ballet planétaire qui se déroule avant le lever du jour.

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Qu’on en juge avec le montage ci-dessus qui met en vis-à-vis deux images, la première réalisée le 19 octobre, la seconde 10 jours plus tard. On y voit les déplacements de Vénus, Jupiter et Mars (par ordre d’éclat décroissant). Continuer la lecture

27 octobre : un avion de tourisme croise la Super Lune

La dernière Super Lune de l’année s’est produite le 27 octobre. Son lever au-dessus d’un aérodrome m’a permis de saisir un avion de tourisme à ses côtés.

Avec un diamètre apparent de 33,19 minutes d’arc, la Pleine Lune des chasseurs ce 27 octobre était la troisième et dernière Super Lune de l’année, après celles du 29 août et du 28 septembre.

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Pour l’occasion j’avais choisi de poser mon trépied photo de façon à voir se lever notre satellite naturel dans l’axe de l’aérodrome de Nuits-Saint-Georges. Comme il ne faisait pas encore trop sombre on pouvait voir tourner un petit avion de tourisme, sans doute un Robin DR 400 appartenant à l’aéroclub de Nuits-Saint-Georges.

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En vidéo : le centre galactique passe au zénith du VLT

Rendez-vous au VLT pour voir passer au zénith la constellation du Sagittaire, direction dans laquelle se trouve le centre de notre galaxie.  

Le Very Large Telescope,  un ensemble de quatre télescopes géants de 8,2 mètres de diamètre (accompagnés de quatre télescopes auxiliaires mobiles de 1,8 mètre), est le fleuron de l’Observatoire Européen Austral (ESO). Ces instruments sont installés sur le Cerro Paranal dans le désert d’Atacama au nord du Chili, à une altitude de 2 635 m.

Alors qu’en France la constellation du Sagittaire est très basse sur l’horizon, elle passe au zénith du VLT, implanté par 24 degrés de latitude sud. C’est d’ailleurs depuis le site du Paranal qu’on a pu réaliser un poster géant du centre galactique de 9 milliards de pixels en utilisant le télescope infrarouge Vista.

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La monture du télescope spatial James Webb est prête

La construction du James Webb Space Telescope se poursuit avec la livraison de la structure qui va supporter le miroir de 6,5 mètres de diamètre.

Alors que les dix-huit segments en béryllium recouvert d’or qui vont former le miroir principal du JWST sont en cours de réalisation, c’est la monture de ce futur télescope spatial qui est arrivée au Goddard Space Flight Center à Greenbelt  dans le Maryland, là où la NASA dispose de la plus grande salle blanche du monde (1200 m²) pour assembler et tester ses systèmes spatiaux.

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Successeur du télescope spatial Hubble, le James Webb Space Telescope (nommé en en hommage à James Edwin Webb, administrateur de la NASA entre 1961 et 1968), sera équipé d’un miroir trois fois plus grand dont le revêtement de surface permettra d’étudier le rayonnement infrarouge des astres les plus lointains de l’Univers, comme l’a fait avant lui le télescope spatial Herschel.

Comme l’a rappelé l’ancien astronaute John Grunsfeld (qui est désormais administrateur associé à la Direction des missions scientifiques de la NASA), « le JWST peut remonter beaucoup plus loin dans le temps et dans l’espace que le télescope Hubble, de façon à nous montrer les premières étoiles et galaxies formées dans l’Univers ».

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Financé principalement par les Etats-Unis, le James Webb Space Telescope (dont on voit une représentation d’artiste ci-dessus)devrait coûter la bagatelle de 10 milliards de dollars. Cet instrument de plus de 6 tonnes dont la température doit être maintenue à -223°C pour permettre les observations en infrarouge sera lancé en 2018 depuis la base de Kourou en Guyane à l’aide d’une fusée Ariane 5. Le JWST sera placé sur une orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre pour mener à bien ses observations.

Le 27 octobre, c’est la dernière Super Lune de l’année

Troisième et dernière Super Lune de l’année, la Pleine Lune du 27 octobre illuminera le ciel à quelques encablures de l’amas d’étoiles des Pléiades. 

Lorsque le diamètre apparent de la Pleine Lune dépasse 33 minutes d’arc, on parle de Super Lune. Cette année il y en a 3 ! La première a eu lieu le 29 août : Séléné se trouvait alors à 358 674 km de la Terre, soit un diamètre apparent de 33’19 et il s’agissait de la Pleine Lune de l’esturgeon (appelée aussi Pleine Lune du maïs vert ou encore Pleine Lune rouge).

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La seconde Super Lune, la plus grosse (distance 356 884 km, soit un diamètre apparent de 33’29), s’est produite le 28 septembre, en même temps qu’une superbe éclipse de Lune.

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La lunette méridienne de l’Observatoire de Besançon

Conçue au XIXe siècle pour l’astronomie de position, la lunette méridienne est encore présente dans certains observatoires comme celui de Besançon.

Depuis l’Antiquité les astronomes étudient la position des astres (d’où le nom d’astronomie de position) et tentent de mesurer le plus précisément possible ces positions, une science appelée l’astrométrie. De telles études étaient indispensables pour établir la mesure du temps jusqu’à l’apparition des horloges à quartz et atomiques.

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Une lunette méridienne est une lunette astronomique dont les mouvements sont limités au plan méridien, un plan vertical orienté nord-sud. En observant l’instant du passage au méridien d’une étoile dont on connaît la position, on peut fabriquer le temps, c’est-à-dire corriger l’heure d’une horloge (si l’étoile passe trop tôt dans le champ de la lunette c’est que l’horloge retarde, si l’étoile passe trop tard c’est que l’horloge avance).

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En vidéo : des coupoles et des lasers sur le Mauna Kea

Indispensables pour optimiser l’optique adaptative des grands télescopes, les lasers du Mauna Kea strient le ciel nocturne dans un superbe time-lapse

L’Observatoire du Mauna Kea héberge une dizaine de télescopes de 1 à 10 m de diamètre appartenant à différents pays au sommet du volcan Mauna Kea sur l’île d’Hawaï, à 4205 mètres d’altitude (la France dispose d’un télescope de 3,6m, le Télescope Canada-France-Hawaï).

Le photographe Sean Goebel est un familier des lieux ; il passe beaucoup de ses nuits au sommet du Mauna Kea, photographiant la beauté du ciel dans un site exempt de toute pollution lumineuse. Il a réalisé un très beau time-lapse, une vidéo montrant en accéléré l’activité nocturne de l’observatoire.

Outre les mouvements réguliers des coupoles et des radiotélescopes sous la voûte céleste, on remarque dans cette vidéo  la présence de très nombreux lasers ; à quoi servent-ils ?

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Les planètes Vénus, Jupiter et Mars se rapprochent à l’aube

Si vous n’avez jamais observé de planètes, vous pouvez en admirer actuellement 3 en fin de nuit dans la constellation du Lion : Vénus, Jupiter et Mars.

Avez-vous songé à mettre le nez dehors avant 7 heures du matin ? Si le ciel est bien dégagé, tournez-vous vers l’est, du côté où l’aube commence à éteindre les étoiles les plus faibles. Votre regard sera immédiatement attiré par la brillante Vénus : avec une magnitude de -4,5 la seconde planète du Système solaire est l’astre nocturne le plus lumineux en l’absence de Lune.

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Légèrement plus basse et un peu moins brillante (magnitude -1,7) se trouve Jupiter, la plus grosse planète du Système solaire. Le télescope Hubble qui la photographie chaque année dans le cadre du programme OPAL (Outer Planet Atmospheres Legacy) a permis de se rendre compte que la Grande tache rouge qu’on observe à sa surface depuis Galilée a tendance à rétrécir et à virer à l’orange (lire à ce sujet Hubble : nouveau portrait de Jupiter et de sa tache rouge qui rétrécit).

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En vidéo : CTA, un futur réseau de télescopes gamma

L’Espagne (sur l’île de La Palma) et le Chili (à Paranal) vont accueillir le prochain réseau de télescopes gamma, le Cherenkov Telescope Array (CTA).

Certains astres exotiques (comme les pulsars, les trous noirs, les noyaux actifs de galaxies…), émettent des rayonnements à très haute énergie lors de phénomènes cosmiques violents. Ce sont des sursauts gamma dont l’énergie se mesure en GeV (Giga-électron-Volt).

L’arrivée dans l’atmosphère terrestre de ces rayons gamma produit une cascade de particules dont la lumière bleutée (appelée lumière Tcherenkov) peut être captée et analysée par des dispositifs particuliers, les télescopes à imagerie Tcherenkov atmosphérique.

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Il existe actuellement 3 observatoires d’astronomie gamma au sol : VERITAS (Very Energetic Radiation Imaging Telescope Array System) aux USA, HESS (High Energy Stereoscopic System) en Afrique du Sud et MAGIC (Major Atmospheric Gamma-ray Imaging Cherenkov Telescope) aux Canaries ; ce dernier est constitué de deux télescopes identiques de 17 m de diamètre dont on peut voir un exemplaire sur la photographie ci-dessus.

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Gros plan sur la banquise d’Encelade, satellite de Saturne

La sonde Cassini vient de survoler le pôle nord d’Encelade, ce petit satellite de Saturne recouvert d’une croûte glacée qui pourrait cacher un océan.

Cassini est une sonde américaine qui a commencé à explorer Saturne et sa banlieue en 2004. C’est en janvier 2005 que des images du petit satellite Encelade (500 km de diamètre) prises à contre-jour révélèrent la présence de geysers composés de vapeur d’eau mêlée à de la matière organique et salée. 10 ans après, les planétologues sont arrivés à la conclusion que le satellite Encelade abriterait bien un océan global.

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Après les satellites Hypérion et Dioné, c’est au tour d’Encelade de recevoir une nouvelle fois la visite de la sonde Cassini. Passant à moins de 6000 km du pôle nord d’Encelade, la sonde américaine nous montre la surface de la banquise (dont l’épaisseur est estimée entre 30 et 40 km) parsemée de cratères d’impact et parcourue de profondes crevasses (la résolution de l’image est de 35 m par pixel).

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Deux célèbres galaxies encadrent l’étoile Mirach

En réalisant un étonnant cliché à grand champ centré sur Mirach, l’astrophotographe Malcom Park est arrivé à réunir les galaxies d’Andromède et du Triangle.

Sortir des sentiers battus : à l’heure des appareils photos numériques de plus en plus performants, les astrophotographes doivent sans cesse innover s’ils veulent que leurs images soient remarquées.

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Malcom Park l’a bien compris : ce banquier canadien à la retraite qui fut longtemps président de la North York Astronomical Association (NYAA) ne se contente pas d’assouvir sa passion pour l’astrophotographie en accumulant des images célestes classiques, mais cherche chaque fois à magnifier ses prises de vues par des cadrages inédits.

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En images : le Grand Télescope des Canaries

Avec son miroir de 10,4 mètres, le Grand Télescope des Canaries (GTC) est l’un des instruments les plus puissants actuellement en service. Visite guidée.

Les espagnols l’ont surnommé Gran Tecan (pour Gran Telescopio Canarias) : situé à 2.400 m d’altitude sur l’île de La Palma aux Canaries, le GTC est un télescope géant (300 tonnes monture comprise) qui fait partie de l’Observatoire del Roque de los Muchachos, adossé à la caldeira vertigineuse de Taburiente.

Au-dessus des nuages et de la pollution lumineuse, le Grand Télescope des Canaries bénéficie du meilleur ciel de l’hémisphère nord avec moins de 20 jours de pluie par an. Inauguré en 2007 par le Roi d’Espagne, le GTC est l’un des plus grands télescopes du monde : abrité sous une coupole de 32 m de diamètre, son miroir primaire est composé de 36 miroirs hexagonaux d’une surface collectrice totale de 75,7 m² ; cela représente l’équivalent d’un miroir sphérique de 10,4 m de diamètre.

Pour ne pas interrompre les observations, 6 miroirs hexagonaux «de secours» permettent de prendre régulièrement la place de ceux qu’on enlève du Gran Tecan pour les réaluminer dans une cuve de 12 000 litres située à l’étage inférieur. Le GTC dispose d’une optique adaptative pour corriger les effets néfastes de la turbulence atmosphérique : on trouve au dos de chaque miroir hexagonal de nombreux vérins actionnés plusieurs centaines de fois par seconde par des moteurs, les ordres étant donnés par des ordinateurs depuis la salle de commandes.

En vidéo : zoom sur Messier 17, la nébuleuse Oméga

De récentes images obtenues par un télescope de l’ESO permettent de plonger au cœur d’une des plus belles nébuleuses du Sagittaire, Messier 17.

C’est l’une des cibles préférées des astronomes amateurs : grande comme le tiers de la Pleine Lune, assez brillante (magnitude 6) pour pouvoir être photographiée avec un petit télescope, la nébuleuse Oméga se cache en pleine Voie lactée dans la constellation du Sagittaire.

Cette nébuleuse en émission située à 5500 années-lumière présente la couleur rouge caractéristique de l’hydrogène ionisé, le gaz de la nébuleuse étant irradié par de jeunes étoiles. Découverte une première fois en 1746 par l’astronome Jean-Philippe de Chéseaux, elle est retrouvée en 1764 par Charles Messier qui l’inclut à la 17e place de son catalogue des objets nébuleux.

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Découverte de l’étoile Proxima Centauri il y a un siècle

Proxima Centauri, la plus proche étoile de la Terre, a été découverte il y a 100 ans en Afrique du Sud par l’astronome Robert Innes.

En 1915 l’astronome d’origine écossaise Robert Thorburn Ayton Innes est installé depuis plusieurs années à l’Observatoire de Johannesburg dont il est devenu le directeur.

5 ans plus tôt il a été le premier astronome à observer la comète C/1910 A1, un astre chevelu repéré par un groupe de mineurs qui va atteindre la magnitude -4 au bout de quelques jours et prendra le nom de Grande Comète de janvier 1910 (à ne pas confondre avec la comète de Halley qui deviendra visible 3 mois plus tard).

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Quand il n’observe pas les comètes, Robert Innes se passionne pour les étoiles binaires et particulièrement pour Alpha Centauri, la plus brillante étoile de la constellation australe du Centaure qu’il soupçonne d’avoir un compagnon.

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En vidéo : une brève histoire de la formation de la Lune

Grâce aux données acquises par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter, la NASA a réalisé une animation montrant la formation de la Lune. 

Lancée le 18 juin 2009 (au cours de l’Année mondiale de l’astronomie), LRO (Lunar Reconnaissance orbiter) est une sonde d’environ 2 tonnes qui a été placée en orbite à moins de 50 km de la Lune pour en étudier la surface de façon approfondie. Sa caméra haute résolution (LROC) a même été capable de nous révéler les sites d’atterrissage d’Apollo.

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9 octobre : trois planètes accompagnent la vieille Lune

Avant leur rapprochement serré à la fin du mois, les planètes Vénus, Jupiter et Mars se sont retrouvées avec la vieille Lune à l’aube du 9 octobre. 

Les 6 premiers mois de l’année nous ont permis de suivre de belles rencontres entre planètes dans le ciel du soir : Vénus et Mars en février, Vénus, Uranus et Mars un peu plus tard et Vénus et Jupiter en juin.

C’est désormais dans le ciel du matin qu’il faut chercher les planètes. Depuis quelques jours Mercure a fait son retour sur l’horizon est (son élongation maximale aura lieu le 16 octobre avec une magnitude de -0,5), mais c’est un peu plus haut, du côté de la constellation du Lion, que le regard est attiré par les planètes Vénus, Mars et Jupiter.

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C’est bien entendu l’éclat de Vénus (magnitude -4,5) qui domine, loin devant Jupiter (magnitude -1,7) et Mars, encore plus discrète (magnitude 2,1).

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28 septembre : pourquoi une éclipse de Lune si sombre ?

Proximité de la Lune, éruption volcanique, feux de forêts et activité industrielle sont à l’origine de la très sombre éclipse de Lune du 28 septembre.

Le 28 septembre les très nombreux photographes qui immortalisaient l’éclipse de Lune (depuis l’Europe, l’Afrique et l’Amérique) ont été surpris par l’assombrissement spectaculaire du globe lunaire. Près de 30 observateurs répartis dans 7 pays ont mesuré cet assombrissement au moment du maximum de l’éclipse selon une échelle de luminosité proposée au début du siècle dernier par l’astronome français André Danjon, échelle qui va de 0 (éclipse très sombre avec la Lune pratiquement invisible) à 5 (éclipse brillante, Lune cuivrée ou orangée).

Le professeur Richard Keen (de l’Université du Colorado) a compilé ces estimations de luminosité et en a conclu que l’éclipse de Lune du 28 septembre était environ 35% moins lumineuse que les prévisions théoriques (valeur réelle de 1,9 sur l’échelle de Danjon au lieu de 2,5 théorique).

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CARMA, un interféromètre dans la Sierra Nevada

Dans les montagnes de l’état de Californie, les astronomes ont associé plusieurs radiotélescopes pour étudier l’Univers froid, inaccessible aux télescopes. 

Hérissée de sommets entre 2500 et 4400 mètres d’altitude, balayée régulièrement par un vent sec et chaud, la Sierra Nevada californienne combine haute altitude et environnement sec. Des conditions parfaites pour y pratiquer l’astronomie millimétrique : les petites longueurs d’onde émises par la matière froide dans l’Univers (quelques dizaines de degrés Kelvin) sont en effet très sensibles à la vapeur d’eau présente dans l’atmosphère.

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C’est dans une région située à 2440 m d’altitude qu’on été implantées les 15 antennes du projet CARMA (Combined Array for Research in Millimeter-wave Astronomy), un interféromètre qui ressemble beaucoup à NOEMA dans le massif du Dévoluy (Hautes-Alpes).

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La Grande Ourse et la cabotte sous la Lune

Petits abris de pierres sèches ou maçonnées, les cabottes trônent encore dans quelques vignes. En voici une sous la constellation de la Grande Ourse.

C’est dans la Côte de Nuits-Saint-Georges et celle de Beaune, là où mûrissent quelques-uns des plus grands vins de Bourgogne, que vous pourrez admirer quelques jolies cabottes restaurées. Ces abris servaient autrefois aux vignerons pour se mettre à l’abri des intempéries ou pour y laisser leurs outils.

Peu à peu laissées à l’abandon au début du XXe siècle, elles sont remises en état depuis quelques années et contribuent à l’originalité de ce vignoble désormais inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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C’est au pied d’une cabotte située à proximité de la commune de Chaux que l’image ci-dessus a été réalisée en début de soirée le 29 septembre. Si la cabotte et les vignes qui l’entourent sont aussi bien visibles c’est qu’une énorme Lune éclaire le paysage, 36 heures seulement après l’éclipse totale de Lune.

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